George Bizet – Symphonie en do majeur

Nous connaissons aujourd’hui le compositeur français Georges Bizet surtout grâce à son grandiose Opéra Carmen, dont nous avons déjà proposé l’écoute de quelques extraits sur ce site.
Mais il serait dommage de s’arrêter à son Opéra phare, car ses oeuvres pour orchestre notamment doivent être écoutées! Sa symphonie en do majeur a été d’ailleurs considérée à l’époque de sa création en 1855 comme un vrai chef-d’oeuvre de l’époque romantique. Gardez à l’esprit que le jeune Georges avait 17 ans lorsqu’il composa la symphonie pendant ses études au Conservatoire. En ce qui concerne l’invention mélodique, le maniement thématique et l’orchestration, c’est remarquable! Voici une interprétation du deuxième mouvement (Andante. Adagio) qui ne manquera pas de vous en convaincre. Il faut espérer que les Conservatoires de France parviennent encore et toujours à former des compositeurs de cette envergure!

Georges Bizet – Carmen – Trio des cartes

BizetRetour ce soir à la sulfureuse Carmen! Ce soir, elle lit l’avenir dans les cartes avec deux de ses compères. Frasquita et Mercédès y voient toutes deux un avenir heureux : Frasquita rencontre un jeune homme courageux qui l’aime, Mercédès un vieil homme qui meurt et lui laisse son héritage… Mais quand vient le tour de Carmen, la musique prend un ton plus sombre, qui annonce le tragique de l’opéra, si l’on n’avait toujours pas compris! Je vous laisse vous délecter de ce superbe passage, notamment dans sa dernière minute, qui voit se superposer les trois visions différentes…

Georges Bizet – Carmen – Quant au douanier c’est notre affaire

CarmenRetrouvons ce soir le célèbre Carmen de Bizet, dont nous vous avons déjà présenté quelques airs sur ce site… Ce soir, c’est le très joli air « Quant au douanier c’est notre affaire », dans lequel Carmen et ses deux compères déclarent s’occuper des douaniers afin de pouvoir faire passer les marchandises de contrebande de leur groupe… En jouant, naturellement, de leurs charmes… Je vous laisse à cette très belle mise en scène, avec la sulfureuse Elina Garanča, que nous vous avions déjà présentée dans la scène finale de Carmen

Georges Bizet – L’Arlesienne Suite N° 1 – Menuet, Allegro giocoso

Bizet a composé l’Arlésienne pour accompagner la pièce de théâtre éponyme d’Alphonse Daudet. Ce genre musical, ancêtre de la musique de film, est qualifié de musique de scène. L’Arlésienne d’Alphonse Daudet n’a pas connu de succès majeur, mais la musique de Bizet, elle, a été très appréciée du public.

On devinerait presque, à l’écoute des mélodies du morceau, la trame de la pièce d’Alphonse Daudet : l’amour malheureux d’un garçon pour une jeune fille d’Arles, qui le conduira au suicide. En effet, les airs graves des  bassons et clarinettes (1:30) semblent préconiser la fin dramatique.

Bonne écoute :)

Georges Bizet – Carmen – Habanera

Carmen HabaneraCe soir, retournons voir du côté de l’opéra français le plus connu: Carmen! Déjà présenté et abordé dans 4 articles, nous ne vous avions cependant toujours pas proposé la fameuse Habanera! Cette danse, comme cela peut se deviner au nom, est d’origine cubaine. Elle est aussi à la racine du Tango et a connu son heure de gloire en Europe dans la deuxième moitié du XX° siècle.

Bizet n’échappe donc pas à cette mode, mais il s’y prête avec son talent si particulier! Signalons tout de même qu’il s’est assez largement inspiré du chant El Arreglito, oeuvre de l’Espagnol Sebastian Yradier.

Je trouve deux choses particulièrement remarquables dans ce morceau: la basse, au rythme têtu, et les paroles bien sûr, que je vous mets sous la vidéo!

Pour l’interprétation, je vous laisse en la délicieuse compagnie de la cantatrice italienne Anna-Catarina Antonacci qui, vous verrez, a un coffre aussi visible qu’audible!

L’amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser,
Et c’est bien en vain qu’on l’appelle
S’il lui convient de refuser.

Rien n’y fait, menace ou prière.
L’un parle bien, l’autre se tait.
Et c’est l’autre que je préfère.
Il n’a rien dit mais il me plait.

L’amour! L’amour! L’amour! L’amour!

L’amour est enfant de Bohême,
Il n’a jamais jamais connu de loi.
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime.
Si je t’aime, prends garde à toi!

Si tu ne m’aimes pas, si tu ne m’aimes pas, je t’aime,
Mais si je t’aime, si je t’aime, prends garde à toi!

L’oiseau que tu croyais surprendre
Battit de l’aile et s’envola.
L’amour est loin, tu peux l’attendre.
Tu ne l’attends plus, il est là.

Tout autour de toi, vite vite,
Il vient, s’en va, puis il revient.
Tu crois le tenir, il t’évite.
Tu crois l’éviter, il te tient.

L’amour! L’amour! L’amour! L’amour!

L’amour est enfant de Bohême,
Il n’a jamais jamais connu de loi.
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime.
Si je t’aime, prends garde à toi!

Si tu ne m’aimes pas, si tu ne m’aimes pas, je t’aime,
Mais si je t’aime, si je t’aime, prends garde à toi!

Georges Bizet – Carmen – Scène finale

CarmenRetrouvons ce soir Elina Garanča et Roberto Alagna, dans le rôle de Carmen et Don José… Nous sommes ici à la fin de l’opéra, et pour résumer très grossièrement, Carmen avait plaqué José pour suivre Don Escamillo, le beau toréador… Et au moment des fêtes de Séville, alors qu’Escamillo s’occupe du taureau dans l’arène (juste derrière, ici), José revient pour tenter de récupérer Carmen… Celle-ci apprend que José est dans le coin, et décide d’aller à sa rencontre, sachant pertinemment le risque qu’elle court, car  José est fou d’amour, et ne supporte pas que Carmen ne l’aime plus…

Dès le tout début, on sent que ça risque de mal se terminer: la musique festive est interrompue par une sombre descente, à trois reprises, pour laisser place au sinistre thème de 0:26… José apparaît changé, on croît qu’il demande pardon, on imagine qu’il va passer à autre chose… Mais non, il repart sur son idée fixe, en chantant qu’ils vont « tous deux commencer une autre vie »… Carmen, qui ne manque pas de courage, lui annonce sèchement que tout est fini… José tente alors de la « sauver », dans une très belle mélodie… Mais Carmen reste ferme…

A 4:27, la musique devient encore plus dramatique… José commence à comprendre qu’il ne retrouvera plus l’amour tant espéré… Les cordes à l’unisson derrière lui à 5:10 accentuent encore la tension dramatique… Carmen commence à comprendre également que tout est bientôt fini pour elle, mais ne recule pas: « Libre elle est née, libre elle mourra »…

Et tandis qu’Escamillo se charge du taureau dans l’arène, c’est José qui, fou de jalousie, s’apprête à mettre fin à la vie de Carmen… A 7:49, le thème funeste qu’on avait entendu dans la deuxième partie du prélude retentit… Et la dernière provocation de Carmen, qui jette une bague que José lui avait donnée, signe son arrêt de mort. Sur les vivats que la foule lance au Toréador, Carmen s’éteint…

Georges Bizet – Carmen – Près des remparts de Séville

CarmenRetrouvons Georges Bizet et son célèbre opéra Carmen, dans un passage où la belle est en pleine phase de séduction sur don José, qui a été désigné pour la conduire en prison et l’y surveiller, après que celle-ci vient de dessiner un X au couteau sur la figure d’une autre femme à l’issue d’une dispute…

C’est là où elle cette grande manipulatrice va sortir le grand jeu, dans le but d’être libérée (ce qui arrivera un peu plus tard avec la complicité de don José, qui sera mis aux fers pour cela…)

Je vous propose d’écouter et de regarder la performance d’ Elīna Garanča, mezzo-soprano lettone, à qui Roberto Alagna donne la réplique… Notez la qualité de chant comme de jeu de la chanteuse, qui est vraiment fidèle à l’image que l’on se fait de Carmen…