Ludwig Van Beethoven – Concerto pour piano N°3 – 2° mouvement

BeethovenRevenons ce soir à Beethoven que nous avions un peu délaissé ces derniers temps… Voici le largo de son troisième concerto pour piano. Un mouvement qui se prête bien à une écoute nocturne, le calme qui s’en dégage apaisant toute tension… Le piano ouvre et conclut le mouvement, accompagnant la flûte et le basson au milieu.

Place au pianiste Wilhelm Kempff (que nous vous avions déjà présenté avec la sonate de la Tempête de Beethoven) et au Berliner Philarmoniker, dirigé par Ferdinand Leitner.

Ludwig Van Beethoven – Sonate pour piano N°31

Hélène Grimaud et un loupCe soir, profitons d’un moment merveilleux tel que peut en produire la rencontre entre Beethoven, Hélène Grimaud et un piano Steinway. La sonate n°31 est un des derniers morceaux que Beethoven composera pour piano. Il a alors 50 ans révolus et il a déjà posé les bases du Romantisme sur lesquels Chopin, Liszt, Schumann et Schubert (notamment) pourront construire leurs oeuvres.

Comme la sonate N°32 (vous savez, celle où Ludwig invente le jazz), ce morceau est symptomatique de la maturité artistique de Beethoven. Il y fait preuve d’une grande audace dans la construction des phrases mélodiques et dans l’usage des rythmes.

Comme vous l’entendrez, plusieurs passages sont très intérieurs et chargés d’une grande intensité émotionnelle, presque lourds. D’autres sont si gracieux comme un ballet d’hirondelle célébrant le retour du printemps!

La belle Hélène Grimaud, presque aussi connue pour sa passion pour les loups que pour son immense talent pianistique, est extraordinaire de maîtrise et parvient à transmettre une large palette d’émotions.

Ludwig Van Beethoven – Concerto pour piano N°4 – I Allegro Moderato

Beethoven jeune hommeIl y a 3 ans, nous vous avions présenté le 3° mouvement du concerto pour piano N°4 de Beethoven, rythmé et enjoué. Ce soir, c’est la premier mouvement que nous vous proposons, interprété ici par Mitsuko Uchida, grande pianiste japonaise aux expressions faciales très prononcées! Décidément, nous sommes très « piano » en ce moment.

Ce mouvement n’est pas l’oeuvre la plus connue de Beethoven. Elle vaut pourtant la peine d’être écoutée. Plutôt paisible et réglée comme une mécanique, on la rangerait sans sourciller dans la période classique si certains passages n’étaient déjà trop audacieux pour être confondus avec du Mozart par exemple…

Ludwig Van Beethoven – Sonate pour piano N°32

Attention chef d’oeuvre!

Encore Beethoven aujourd’hui, avec une sonate phénoménale. Beethoven compose ce morceau à 52 ans, alors qu’il ne lui reste que 5 ans à vivre. Durant ces 5 ans, il composera encore, notamment sa 9° symphonie, mais il ne créera plus d’oeuvre pour piano (pourtant son instrument de prédilection). C’est pourquoi cette sonate a été surnommée « l’Adieu au piano ».

Ce morceau est un condensé de l’audace Beethovenienne. Le maître de Bonn y mélange les styles de la sonate, de la fugue, et de la variation. Il se permet des audaces rythmiques inouïes pour l’époque. Comme souvent avec les artistes qui ne cherchent pas qu’à plaire, mais aussi à suivre leurs intuitions en imaginant la beauté de demain, l’oeuvre fut d’ailleurs ignorée et méprisée par ses contemporains.Ce morceau est un de ceux qui signent la fin de l’époque classique et l’ouverture à de nouvelles formes, romantiques, voire modernes!

Si vous devez n’écouter que ça, allez à 15:55 et jugez par vous-mêmes. Beethoven préfigure, avec 100 ans d’avance, les rythmes du Boogie-Woogie! Quand on vous dit « génie »…

Ludwig Van Beethoven – Sonate n°8 « pathétique » – 3° mouvement

Beethoven jeune hommeDécidément, il est difficile de passer une semaine sans revenir au moins une fois vers Beethoven. Cette fois, c’est le final de la sonate pathétique que nous vous proposons.

Cette oeuvre correspond au début de sa maturité (Ludwig a alors 28 ans). Tout en restant dans des formes plutôt classiques (il ne serait pas incroyable que cette sonate eut été signé Mozart), Beethoven se permet quelques audaces et le style romantique pointe le bout de son nez, notamment à cause de célébrissime thème du début, repris plusieurs fois dans le morceau et qu’il est tentant de jouer très rubato

Documentaire sur la 9° Symphonie de Beethoven

BeethovenPar Références Classiques – Audituri Te Salutant!

La Neuvième Symphonie est de loin l’oeuvre musicale qui a connu le destin historique le plus remarquable, à tel point que depuis 1824, année de sa création, elle n’a cessé de connaître les appropriations les plus paradoxales.

Les anarchistes avec Bakounine, rêvant de détruire le monde bourgeois, l’épargnaient, les républicains français reconnaissaient en elle la devise de 1789 : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Les communistes y entendaient résonner l’évangile tout court. Les francs-maçons y devinaient une oeuvre maçonnique. Hitler inaugurait le IIIe Reich avec la Neuvième. Les kamikazes japonais l’écoutaient avant l’ultime saut. Elle a été l’hymne de la République raciste de Rhodésie. Aujourd’hui les Jeux Olympiques la font régulièrement résonner, et tandis que l’ONU voulut en faire l’hymne mondial, la voilà, à présent, devenue hymne de l’Union Européenne !

Le documentaire de Pierre-Henri Salfati, meilleur documentaire au festival de Hambourg 2005, replace la Neuvième Symphonie dans un contexte et une perspective historique, politique et citoyenne.

Note personnelle : aucune source fiable ne permet d’affirmer que Ludwig Van Beethoven était Franc-Maçon. Les éléments actuels disponibles sur ce sujet sont insuffisants pour être dogmatique à ce propos.

Documentaire vidéo
Durée : environ 1h19
Réalisation : Pierre-Henri Salfati
Production : 13 Production
Co-Production : Arte
Editeur : MK2 Music

Ludwig Van Beethoven – Missa Solemnis (en intégralité)

BeethovenPar Références Classiques – Audituri Te Salutant!

Otto KLEMPERER interprète la Grandiose MISSA SOLEMNIS de Ludwig Van BEETHOVEN (1770-1827) La Missa Solemnis. En juin 1818, l’archiduc Rodolphe, frère de l’Empereur François II, était élevé au rang d’archevêque d’Olmütz. Ce fidèle entre les fidèles (il conserva Beethoven comme professeur de piano quinze ans durant) demanda aussitôt à son mentor une musique pour cette occasion importante. Beethoven accepta l’entreprise avec enthousiasme (« Ce sera le plus beau jour de ma vie ») et songea lui-même à une messe pour l’intronisation qui devait intervenir le 9 mars 1820.Se mettant avec ardeur au travail, Beethoven remit la messe à son illustre commanditaire…en 1823, après cinq années de dur labeur. Le maître avait-il sous-estimé l’ampleur de la tâche ou, à l’inverse, ne s’en était-il que trop rendu compte? En effet, s’il fut en partie retardé par des préoccupations domestiques, il semble que la partition ait pris une ampleur qu’il n’avait guère prévue au départ, de par la nature même du texte canonique. Car le texte était le fondement absolu de l’ouvrage.

Le « grand Moghol » qui entendait mener très tôt sa légendaire « révolution expressive », figurait parmi les censeurs estimant la musique sacrée de son temps trop influencée par l’opéra italien, proclamant qu’elle avait tout intérêt à se tourner vers les maîtres anciens et leur manière contrapuntique. Il pense en premier au plain-chant (« Pour écrire de la vraie musique d’église, parcourir tous les chorals d’église des moines »). Mais bientôt les modèles haendéliens lui paraîtront plus en accord avec ses conceptions personnelles. Il relit attentivement le Messie dont il recopie même des thèmes au milieu de ses esquisses.La messe s’érige peu à peu en un monument cyclopéen dépassant largement tout cadre liturgique, le compositeur affirmant franchement qu’elle pouvait parfaitement être donnée hors du cadre ecclésiastique.

L’impact de la Missa Solemnis repose très largement sur l’extraordinaire enchaînement de cellules rythmico-mélodiques relativement brèves et opiniâtrement transformées, ainsi qu’une palette dynamique d’une variété et d’une précision frappantes. C’est sans doute la juxtaposition entre éléments archaïques et modernité, et la tension qui en résulte qui font tout le prix de cette oeuvre. « C’est l’oeuvre la plus grande que j’ai composée jusqu’ici » s’exclama Beethoven. Il faut bien constater que, deux siècles après, aucune partition postérieure ne peut prétendre à une telle hauteur de vue.Klemperer unifie l’ouvrage vers une majesté sévère hiératique. Les tempos sont très larges; la prise de son favorise les choeurs et les détails instrumentaux apparaissent avec suffisamment d’évidence (saluons le premier violon de l’orchestre pour sa prestation durant le Sanctus). Le quatuor vocal réunit légèreté et rudesse. Les phases fuguées du Crédo, du Gloria, le scherzo instrumental de l’Agnus éclatent  triomphalement, projetant force et rigueur sur l’ensemble de la partition. Le grand Wilhelm Furtwängler n’avouait-il pas ses hésitation devant une oeuvre qu’il jugeait « trop grande pour être dirigée par un être humain » ? Otto Klemperer attendra la fin de sa vie pour relever un défi comparable à l’ascension de l’Everest inscrivant dans le marbre « La version de référence ».

Source : livret EMI rédigé par Philippe Andriot. Yutha Tep de Cadences. Dictionnaire des disques et des compacts Diapason.