Béla Bartók – Six danses populaires roumaines

Danses roumainesBéla Bartók n’est pas le compositeur le plus célébré du XX° siècle. Pourtant son oeuvre a laissé une trace importante. Contemporain de Rachmaninov, il fut comme lui, un héritier de Liszt et de Brahms, dans la mesure où il s’intéressa de près aux thèmes de musique populaire telle qu’on peut les trouver dans les villages de Hongrie.

L’oeuvre du jour fait référence à la Roumanie. A l’origine, cette suite de danses au piano devait s’intituler « Danses populaires roumaines de Hongrie ». Mais il faut préciser qu’à l’époque, l’Autriche-Hongrie dominait sur une partie de la Transylvanie, territoire culturellement roumain.

Prêtez l’oreille car le travail de Bartok est vraiment remarquable. Il nous livre 6 thèmes qui nous transportent miraculeusement au coeur de la Transylvanie.

En dessous, un autre enregistrement, vieux de plus de 100 ans, et apparemment réalisé pour les besoins de Bartok lui-même! La qualité est exécrable mais cela vaut l’écoute pour imaginer comment Bartok étudiant la musique de son peuple…

Béla Bartók- Sonate pour piano n°1

Après la sonate n°3 de Bartók, voici la 1ère, plus violente, plus dure, et tout aussi peu abordable à la première écoute ! On pourrait croire, avec toute cette violence, que Bartók lui-même fût un homme dur et sans coeur, et pourtant, il fut lauréat, en 1954 (près de 10 ans après sa mort ) du prix d’honneur de la paix. En effet, Bartók ne supporta pas les événements tragiques qui touchèrent l’Europe dans les années 1930, même s’il y demeura jusqu’en 1940, année de la mort de sa mère.

Arrivé aux Etats-Unis, il écrit à une amie : « Et nous voici le cœur plein de tristesse, et nous devons vous dire adieu, à vous et aux vôtres – pour combien de temps ? Peut-être pour toujours, qui sait ? Cet adieu est dur, infiniment dur. […] À proprement parler, ce voyage nous fait sauter de l’incertitude dans une insupportable sécurité. Je ne suis pas encore entièrement rassuré sur mon état. Je crois que la périarthrite n’est pas complètement guérie. Dieu sait combien de travail j’arriverai à fournir là-bas, et pendant combien de temps. Mais nous ne pouvions rien faire d’autre. La question n’est absolument pas « Muss es sein ? », car « es muss sein ! ».

Un coeur sensible, une personne dévouée, mais aussi un homme conscient de sa maladie (dont il mourra 5 ans plus tard). Peut-être cela se ressent-il aussi dans sa 1ère sonate.

Bela Bartok – Concerto pour orchestre – Finale

Nous vous avions déjà présenté le Hongrois Bartok sur ce site, l’un des compositeurs les plus influents du XXème siècle, avec sa sonate pour piano n° 3. Il est souvent considéré comme difficilement accessible, et pourtant une grande partie de son oeuvre ne nécessite par d’initiation particulière pour être appréciée à sa juste valeur.

C’est le cas me semble-t-il, de son concerto pour orchestre, composé en 1943, dont voici le Finale. Le titre est apparemment contradictoire car un concerto implique normalement un instrument soliste accompagné d’un orchestre. Bartok a indiqué qu’il avait préféré l’appeler Concerto à Symphonie à cause de la virtuosité de chaque ensemble instrumental.

Béla Bartok – Sonate pour piano n° 3

Béla Bartok (1881-1945), compositeur et pianiste hongrois, est considéré comme l’un des plus grands compositeurs du XXème siècle et comme l’initiateur de l’ethnomusicologie, communément considérée comme l’étude des évènements musicaux de caractère traditionnels de différentes ethnies.

Après la rhapsodie hongroise de Liszt, nous vous proposons donc l’écoute d’une oeuvre de cet autre compositeur hongrois qui s’est énormément intéressé aux musiques des peuples et ethnies et qui s’est laissé influencer par les musiques folks des pays de l’est.

Il compose sa sonate n° 3, une pièce quasiment néo-classique, juste avant de mourir en 1945.