Gioachino Rossini – Le barbier de Séville – Una voce poco fa

RossiniRetour à Rossini et son célèbre barbier de Séville! Dans cet air, la belle Rosina chante son amour pour Lindor (le comte Almaviva, en réalité), et sa détresse de ne pas pouvoir échapper à son tuteur.

C’est la Callas qui interprète ici le rôle de Rosina. En substance, voilà ce qu’elle dit : Lindor a ravi mon coeur, il sera mien, je le jure, je le vaincrai (« Lo giurai, lo vincero! »), et j’arriverai à passer outre mon tuteur qui voudra m’empêcher cet amour (première partie, jusqu’à 2:45) ; je suis docile, respectueuse, obéissante, mais en revanche, si l’on va contre ma volonté, je réagis comme une vipère! (deuxième partie)

Gioachino Rossini – Le Barbier de Séville – Entrée de Figaro

Retrouvons aujourd’hui le grand Rossini avec le fameux air qui introduit Figaro dans son opéra le Barbier de Séville, considéré comme le chef d’oeuvre des opéras-bouffe italien. Voici également l’occasion de découvrir un peu plus Hermann Prey, un des plus fameux interprètes de Figaro (que ce soit celui de Mozart ou celui de Rossini).

Dans cette scène, le héros se félicite de son bonheur d’être barbier. La joie procurée par la musique de Rossini est renforcée par le côté cabotin de Prey. Les paroles, assez comiques, ne sont pas pour rien non plus dans cette joie. Ce morceau est cité comme un des plus difficiles au monde pour un baryton, à cause de son rythme effréné, à contre-temps, et des escalades et descentes de la voie.

Pour vous aider à suivre, les paroles sont en-dessous de la vidéo.

Largo al factotum della città, largo !
Presto a bottega che l’alba è già, presto !

Ah, che bel vivere, che bel piacere
che bel piacere, per un barbiere di qualità, di qualità !

Ah, bravo Figaro!
Bravo, bravissimo! Bravo !
Fortunatissimo per verità, Bravo !

Fortunatissimo per verità !
Fortunatissimo per verità !

Pronto a far tutto,
la notte e il giorno
sempre d’intorno in giro sta.
Miglior cuccagna per un barbiere,
vita più nobile, no, non si da.

Rasori e pettini
lancette e forbici,
al mio comando
tutto qui sta.
x2

V’è la risorsa,
poi, de mestiere
colla donnetta… col cavaliere…
colla donnetta… col cavaliere…

Ah, che bel vivere, che bel piacere
che bel piacere, per un barbiere di qualità, di qualità

Tutti mi chiedono, tutti mi vogliono,
donne, ragazzi, vecchi, fanciulle:
Qua la parrucca… Presto la barba…
Qua la sanguigna…
Presto il biglietto…
Qua la parrucca, presto la barba,
Presto il biglietto, ehi!

Figaro! Figaro! Figaro!, ecc.
Ahimè, che furia!
Ahimè, che folla!
Uno alla volta, per carità!

Figaro! Son qua.
Ehi, Figaro! Son qua.
Figaro qua, Figaro là,
Figaro su, Figaro giù,

Pronto prontissimo son come il fulmine:
sono il factotum della città.
Ah, bravo Figaro! Bravo, bravissimo;
a te fortuna non mancherà.

Faites place au factotum de la cité.
Se précipitant dans son échoppe dès l’aube.

Ah, quelle belle vie, quelle vie plaisante
pour un barbier de talent !

Ah, bien joué Figaro !
Bien joué, vraiment bien joué !
Le plus chanceux du monde, en vérité !

Le plus chanceux du monde, en vérité !
Le plus chanceux du monde, en vérité !

Prêt à tout faire,
nuit et jour,
toujours occupé, toujours à courir.
Pour un barbier, une meilleure vie,
une vie plus noble n’est pas possible.

Rasoirs et peignes
lancettes et ciseaux,
sous mon commandement,
tous à portée de main.
x2

Tels sont les outils
de mon commerce
avec les dames… avec les hommes…
avec les dames… avec les hommes…

Ah, quelle belle vie, quelle vie plaisante
pour un barbier de talent !

Tous me demandent, tous me veulent,
Les femmes, les jeunes hommes, les vieillards, les demoiselles :
et pour la perruque… un rasage rapide…
une saignée…
vite, la note…
et pour la perruque… un rasage rapide,
allons, la note, dépêche-toi !

Figaro ! Figaro ! Figaro ! etc.
Bon sang, quelle folie !
Bon sang, que de monde !
Un par un, je vous en prie !

Figaro ! Je suis là.
Viens Figaro ! Je suis là.
Figaro, ici, Figaro, là,
Figaro, en haut, Figaro, en bas,

De plus en plus vite, je cours comme l’éclair,
Je suis le factotum de la cité.
Ah, bien joué Figaro ! Bien joué, vraiment bien joué,
La chance sera toujours avec toi.

Gioachino Rossini – Le Barbier de Séville – Ouverture

Le nom de Rossini (1792-1868) se rattache surtout à l’Opéra, dont l’un des plus populaires reste encore aujourd’hui Le Barbier de Séville.

Nous vous proposons aujourd’hui l’écoute de l’Ouverture de cet Opéra, qui n’a pas été bien accueilli lors de sa création à Rome en 1815.
J’imagine qu’à la deuxième écoute, tout comme les Romains de l’époque, vous apprécierez peinement le génie de Rossini!