Piotr Tchaikovski – La belle au bois dormant – Marche (Prologue)

TchaikovskiAvant de vaquer à vos activités du samedi soir, nous vous proposons une musique à la fois entraînante et solennelle, avec cette marche du prologue du ballet « La Belle au bois dormant », de Tchaikovski. Nous vous en avions d’ailleurs déjà presenté la célébrissime valse.

Nous retrouvons ici ce que nous aimons chez Tchaikovski: une utilisation incroyablement talentueuse de l’ensemble de l’orchestre et même du triangle! La mélodie évoque l’arrivée de la cour dans la salle royale. L’évènement est de taille puisqu’il s’agit de la cérémonie de baptême de la princesse Aurore, à laquelle sont invitées toute les bonnes fées du royaume. La mauvaise fée Carabosse, furieuse de ne pas avoir été invitée, viendra jeter un sort à Aurore. Mais la musique accompagnant ce méfait sera présentée dans un autre article :)

A demain!

Piotr Ilitch Tchaikovski – Casse-Noisette – Valse des flocons de neige

Quoi de mieux que la valse des flocons de neige pour accompagner cette journée glacée qui nous attend ? Voilà une pièce très riche et originale de Tchaikovski (vous vous étonnerez sûrement d’entendre des voix dans une valse !). Elle évoque l’univers magique de la ville éclairée qui se couvre lentement d’un drap de neige.

Bon lundi !

Série des Divertissements 2/4 – Piotr Ilitch Tchaïkovski – Casse-noisette – Danse arabe (café)

Nous poursuivons notre série en Orient avec cette danse lente, berçante, et qui m’ évoque les charmeurs de serpents d’Afrique du Nord. La chorégraphie se détache totalement du reste du ballet, les corps des danseurs rappelant sans cesse des formes géométriques. Là où les danseuses occidentales ne jurent que par la courbe et les lignes droites, on note ici l’omniprésence d’angles que forme le couple.

Bonne écoute !

Série des Divertissements 1/4 – Piotr Ilitch Tchaïkovski – Casse-noisette – Danse espagnole (chocolat)

Début de la série des divertissements en quatre parties aujourd’hui ! La série des divertissements est une partie célèbre du troisième tableau de Casse-noisette. Nous vous avions déjà présenté la danse des mirlitons, qui fait suite aux quatre premières danses de la série des divertissements du ballet. Celles-ci se réfèrent à des pays ou zones géographiques (ainsi qu’à leurs produits typiques pour les trois premières).

1ère danse aujourd’hui : la danse espagnole (chocolat). À 0’34, on voit apparaître un  accompagnement typique des ballets de Tchaïkovski, suivi très vite de cuivres aux accents espagnols. Après 1’06, place aux violons romantiques sur un air typique de Piotr, à noter tout de même le claquement des castagnettes sur les deuxième et troisième temps.

A noter également les robes des ballerines couleur chocolat, comme pour rappeler le titre de cette danse. Bonne écoute et à demain pour la danse arabe (café) !

Christoph Willibald Glück – Don Juan – Danse des Spectres et des Furies

Christoph Willibald GlückPar Paul-Louis Andres – Audituri Te Salutant!

Un coup d’œil aujourd’hui sur un passage plutôt méconnu de l’œuvre de Glück.

D’abord parce que ce Don Juan ou le Festin de Pierre est presque contemporain de l’opéra italien d’un certain Mozart, don Giovanni. Et avouons le, le Don Juan de Glück n’est pas la merveille de son contemporain autrichien.

Il n’empêche que ce ballet inspiré de la pièce de Molière est plus que remarquable, notamment pour les morceaux finaux de cette œuvre qui en compte trente, et qui illustrent le Souper chez le Commandeur et, surtout, la Mort de Don Juan.

Arrêtons-nous sur cette mort, et la Danse des Furies qui accompagne l’engloutissement éternel du séducteur, en attendant un calme final tellement surprenant, mais si rassurant, le calme qui vient après la justice divine.

Il y a comme un goût de Quatre Saisons et d’orage d’été dans les saccades obstinées des cordes soulignées par le clavecin et des violoncelles très vivaldiens. Le tout enveloppé par la majesté un peu pincée des cuivres qui peignent la grandeur du Juge, du créateur, face au refus froid de Don Juan de se repentir.

Un combat bref, perdu d’avance, qui va toucher au romantisme au plus fort de l’acte, mais meurt dans le calme d’une cadence classique.

Place au châtiment !

NB : Pour ceux qui utilisent Spotify, l’intégralité de l’œuvre (version remarquable de JE Gardiner) est disponible sur ce service :  http://open.spotify.com/album/5hEG7HV7w5ddrg7g7NeAim

Leo Délibes – Sylvia « Pizzicati » (Gavotte)

Situé au dernier des trois actes du ballet « Sylvia ou La Nymphe de Diane », le « Pizzicati » est une des œuvres majeures de Delibes. Le livret de ce ballet est souvent considéré comme médiocre, car le scénario, qui met en scène des dieux et déesses de la mythologie, est assez simpliste. Cependant, Tchaïkovski lui-même, qui a donné ses lettres de noblesse à la musique de ballet, admirait le ballet de Délibes pour ses mélodies envoutantes.

L’extrait que nous vous proposons aujourd’hui n’est pas lié à la trame du scénario, il fait office de « divertissement » au milieu du dernier acte. Le titre du morceau fait référence à la technique employée par les instruments à corde de l’orchestre : le pizzicato (de l’italien « pincé ») consiste en effet à jouer les cordes avec les doigts de la main droite au lieu d’utiliser l’archet.

Josef Bayer – Die Puppenfee

Josef Bayer est un compositeur et violoniste autrichien (1852-1913), élève notamment de Anton Bruckner (dont nous aurons l’occasion de vous présenter le nom bientôt) et qui fut, à partir de 1883, directeur du ballet de la Cour.

Bien qu’ayant composé plus d’une vingtaine de ballets et quelques opérettes notoires, il est surtout connu aujourd’hui pour son ballet « Die Puppenfee » (« La poupée magique » en 1888). Cette oeuvre figure toujours au répertoire de l’Opéra de Vienne qui l’a interprétée plus de 800 fois…

Nous vous en proposons aujourd’hui un extrait: