Carl Philipp Emanuel Bach – Concerto pour violoncelle en la majeur – Largo con Sordini

La musique de Carl Philip Emanuel Bach (1714-1788), l’un des fils de Jean-Sébastien Bach, roule sur un sentier parfois trop balisé et a tendance à jouer la carte d’un langage savant qui montre trop ses tours et ses mérites. L’inverse même de la musique du père, jamais superficielle, et où l’art est si bien caché par l’art.

Cependant, on reconnaît le génie de la famille de Bach dans la plupart de ses compositions, ce qui d’ailleurs fit dire à Mozart à son propos: « Il est le père, nous sommes ses enfants ». Illustration avec le Concerto en la majeur wq. 172: un moment inouï et d’une profondeur ombrageuse.

Les amateurs de violoncelle apprécieront…

Bach – Vive la pub! – « Jésus, que ma joie demeure » en forêt

Aujourd’hui, sixième épisode des vidéos hors-jeu! Tous les vendredi soirs, une vidéo décalée (passionnante, bizarre, impressionnante ou simplement drôle) vous attendra pour vous donner le sourire après une dure semaine!

Pour ce soir, une publicité magnifiquement réussie pour une marque de téléphones portables. Le vieux Jean-Séb ne devait pas se douter que ses musiques seraient ainsi employées!!

Régalez vous…

Johann Sebastian Bach – Passion selon St Matthieu – Kommt, Ihr Töchter, Helft mir Klagen

Aujourd’hui, les chrétiens célèbrent la Passion du Christ: son chemin de croix, et sa mort. Nous vous proposons à cette occasion un magnifique morceau de musique sacrée: l’ouverture de la Passion selon Saint Matthieu de Bach, dont vous trouverez le texte après la vidéo…

Kommt, ihr, Töchter, helft mir klagen, Venez, ô vous, mes filles ; et pleurez avec moi.
Seht ! Wen ? Den Bräutigam. Voyez ! Qui donc ? — Le fiancé.
Seht ihn ! Wie ? Als wie ein Lamm. Regardez-le ! Comment est-il ? Comme un agneau.
Seht ! Was ? Seht die Geduld. Regardez! Quoi donc ? — Regardez comme il est patient.
Seht ! Wohin ? Auf unsere Schuld. Portez vos regards!  Mais où donc ?  Sur notre faute.
Seht ihn aus Lieb und Huld Regardez-le, par amour, parce qu’il est bienveillant,
Holz zum Kreuze selber tragen. Il porte lui-même le bois de la croix.

O Lamm Gottes unschuldig Agneau de Dieu sans tache
Am Stamm des Kreuzes geschlachtet, Egorgé sur la Croix,
Allzeit erfunden geduldig, Toujours plein de mansuétude,
Wiewohl du warest verachtet. Combien tu fus méprisé.
All Sünd hast du getragen, Tu as porté tous nos péchés,
Sonst müssten wir verzagen. Sans toi, nous aurions désespéré.
Erbarm dich unser, o Jesu. Aie pitié de nous, ô Jésus.

Johann Sebastian Bach – Fantaisie chromatique et fugue

Jean-Sébastien BachAujourd’hui 21 mars, jour de la naissance de Bach (1685-1750)! Pour être exact, il est né le 21 mars de l’année julienne, ce qui reviendrait au 31 mars dans le calendrier actuel…

Nous vous proposons aujourd’hui la célèbre fantaisie chromatique et fugue BWV 903, qui est ici interprétée par le grand pianiste Friedrich Gulda.

Johann Sebastian Bach – Suite Orchestrale en ré majeur BWV 1068 – Air

Jean-Sébastien BachL’air/aria de la suite orchestrale en ré majeur de Bach (1685-1750), qui en constitue le deuxième mouvement, est l’un des morceaux les plus populaires du compositeur. De nombreuses transcriptions en ont été faites, mais l’oeuvre originale fut écrite pour cordes seules. On entend distinctement la basse continue, caractéristique de la période baroque, dans cette interprétation fidèle à l’originale de l’Amsterdam Baroque Orchestra, dirigé par Ton Koopman.

Série Ave Maria 2/3- Charles Gounod – Ave Maria sur Bach

Charles Gounod (1818-1893) est un compositeur français plutôt méconnu de la période romantique. Vous connaissez pourtant de nom au moins un air fameux, grâce à Hergé qui fait chanter à la Castafiore l’Air des Bijoux (« Ah je ris! »), tiré du plus célèbre opéra de Gounod: Faust.

Nous vous proposons aujourd’hui l’écoute d’une pièce originale dans sa construction. En effet, Gounod, comme presque tout apprenti pianiste, a joué le Premier Prélude du premier livre du Clavecin Bien Tempéré de Bach (1685-1750). Adulte, il improvisa une mélodie sur le thème de ce prélude.

Plus tard, avec le concours de Zimmermann, grand pianiste de son temps et futur beau-père de Gounod, cette mélodie fut adaptée pour corde et clavier et l’on choisit de transformer la mélodie en un chant: l’Ave Maria.

Voici d’abord le prélude originel, et ensuite le travail de Gounod et Zimmermann.

Demain, ne ratez pas la suite de la série Ave Maria!

Johann Sebastian Bach – Cantate 208 « de la chasse »

La cantate 208 de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) intitulée « Was mir behagt is nur die muntre Jagd » (« Ce qui me plaît, c’est la chasse joyeuse ») est composée de 15 mouvements, et nous vous proposons aujourd’hui d’écouter le plus célèbre d’entre eux, l’aria « Schafe können sicher weiden » (« Les moutons peuvent paître en paix »)

Un peu de vocabulaire: une cantate est une pièce musicale vocale et instrumentale, composée de plusieurs morceaux; les cantates sont très prisées à l’époque baroque.
Une aria est à l’origine un air mélodique, souvent chanté (mais pas toujours, comme ici); maintenant, on l’emploie pour désigner un morceau pour une voix, accompagné d’un orchestre – particulièrement en opéra.

A l’époque de Bach, une aria était souvent déclinée de façon ternaire: thèmes A/B/A. Voilà ici ce que ça donne:

0:00: thème A (joué par les flûtes)
1:35: thème B: reprise de la mélodie en mode mineur à partir de 2:00
3:12: retour du thème A

Par moments (0:30 à 0:40 par exemple), il vous semblera peut-être reconnaître le fameux air chrétien  de Noël « Adeste Fideles » (Peuple Fidèle, en français). On ne connaît pas l’auteur de cet air – qui est traditionnellement attribué à Saint Bonaventureau – et je n’ai nulle part trouvé d’allusion à Bach… cette ressemblance est sans doute purement fortuite!

Trêve de mots, je vous laisse profiter de la douce musique de Bach…