Johann Sebastian Bach – Concerto pour violon en mi majeur (BWV 1042) – 1er mouvement

C’est le maître baroque que nous retrouvons ce soir, en compagnie d’un morceau qui vous est sans doute assez familier, puisqu’il est souvent associé à un cadre un peu « posh« , solennel, style château de Versailles… En tout cas c’est la première impression que j’en ai eue :P

Heureusement, le but de notre blog est non pas de nous attarder sur ce que la doxa a fait de ce morceau, mais plutôt sur les mille richesses que recèle le morceau en lui-même, afin d’être sensible à tout le génie de Bach! Ainsi, figurez que ce concerto est bâti de manière assez peu usuelle : le premier mouvement en lui-même est un Aria da capo, qui change plusieurs fois de tempo, avec de multiples reprises et répétitions… alors que nous vous avions surtout familiarisés avec des premiers mouvements écrits en forme sonate, lapidaires, énergiques… Le début est caractéristique de la ritournelle, une forme prisée à l’époque baroque, où tous les instruments commencent à jouer le thème en tutti. Et comme les modulations tonales étaient le dada des compositeurs baroques, ce thème est joué tour à tour en mode majeur puis en mode mineur… Apportant une grande richesse au morceau, qui saura vous surprendre par moments !

La vidéo ci-dessous offre un très bon rendu de ce premier mouvement. Bon, on vous l’accorde, la mise en scène est assez… étrange, quoique non dénuée d’une certaine beauté (ce lancinant pendule de Foucault qui va et vient au gré du mouvement de la musique…). Jetzt, place à la musique !

Johann Sebastian Bach – Cantate BWV 31 – « Der Himmel Lacht, Die Erde Jubilieret »

Aujourd’hui jour de Pâques, nous vous proposons l’écoute d’une superbe cantate de Bach composée spécialement pour ce jour il y a près de 300 ans à Weimar! Il faut savoir que Bach composait ses cantates les unes à la suite des autres (facile pour lui) et celles-ci rythmaient l’année liturgique. Souvent d’ailleurs, ses cantates n’étaient jouées qu’à une seule occasion! Elles ont été bien sûr redécouvertes et font aujourd’hui partie du répertoire classique de la musique sacrée.

Joyeuses Pâques!

Johann Sebastian Bach – Concerto brandebourgeois n°2 – 1er Mouvement Allegro

Quoi de mieux que du baroque pour remettre les idées en place en ce début de semaine ! Nous vous avons déjà présenté l’Andante (2ème mouvement) de ce concerto Brandebourgeois n°2 de Bach. Voici aujourd’hui l’ Allegro, pour vous mettre en joie dès lundi.

Bonne écoute !

Johann Sebastian Bach – Suite anglaise N° 5 en mi mineur – Prélude

Les Suites anglaises sont un des trois groupes de 6 suites pour le clavecin composées par Bach aux alentours des années 1720! Elles n’ont d’anglaises que le nom, puisque ce sont en réalité des Suites françaises dans leur structure, dont elles se distinguent par une difficulté d’exécution supérieure et par la présence d’un long Prélude au début de chacune d’entre elles. On ne dirait pas, mais ce morceau est techniquement difficile à interpréter…

Nous vous proposons bien entendu l’interprétation du génial pianiste Glenn Gould, spécialiste du genre. :)

Johann Sebastian Bach – Oratorio de Noël – Ouverture

Jean-Sébastien BachAllez, Noël approche, il aurait été presque criminel de ne pas vous présenter l’oratorio de Noël de Bach! En voici donc le commencement, et à la différence de la passion selon Saint Jean du même compositeur, on est ici emporté par la gaieté qui se dégage du morceau! Morceau qui appelle en effet à la joie : « Criez de joie » en sont les premiers mots.

Sir John Eliot Gardiner, chef d’orchestre britannique, est ici à la baguette.

Johann Sebastian Bach – Passacaille et fugue en ut mineur (BWV 582)

Jean Sébastien BachPar Camille Steiblen – Audituri Te Salutant!

Un petit chef d’œuvre de Bach car il me semble que son génie nous manque un peu ces temps-ci, de même que l’orgue!

A l’origine, la passacaille est une danse espagnole populaire. Elle devint ensuite une danse de cour. Le tempo de base possède l’avantage d’être une forme assez libre et donc de laisser aux compositeurs de vastes possibilités, et surtout aux musiciens un champ d’improvisation! Cette Passacaille et fugue en ut mineur date de 1716-1717, c’est-à-dire la période pendant laquelle Bach séjournait à Weimar.

Elle a une dimension religieuse évidente, même si ce n’est pas une pièce d’Eglise: le chiffre « 3 » qui est pour Bach toujours lié à la Trinité, se trouve à la fois dans la mesure à trois temps, dans les trois bémols à la clé et dans les variations par série de trois!

Cette pièce fut composée pour être jouée par un orgue mais se prête très bien à l’orchestration! L’interprétation de l’organiste canadien Luc Beauséjour est très belle, et la vidéo permet d’admirer sa technique!

Johann Sebastian Bach – Concerto brandebourgeois n°2 en fa majeur – 2ème mouvement Andante

Jean-Sébastien BachPar Camille Steiblen – Audituri Te Salutant!

Les six Concertos brandebourgeois, dont le premier a été présenté sur ce site en septembre 2011, sont des partitions datées de 1718 à 1720; et ce titre leur confère une place à part dans l’œuvre (abondante!) de Bach. Il y expérimente de nouvelles architectures et une très grande variété de combinaisons instrumentales. Le Concerto brandebourgeois n°2 en fa majeur BWV1047 possède un caractère italien immédiatement perceptible. La trompette y apparait comme l’instrument prépondérant dans les mouvements 1 et 3 mais elle est absente du deuxième mouvement où dominent violon, basse et hautbois. Je vous présente ici le deuxième mouvement (andante) sur des instruments de l’époque baroque mais je vous conseille l’intégralité de l’œuvre car elle constitue un ensemble qu’il est quasi criminel de dissocier!

C’est beau, c’est bon, c’est Bach!