Johann Sebastian Bach – Concerto pour violon en mi majeur (BWV 1042) – 1er mouvement

C’est le maître baroque que nous retrouvons ce soir, en compagnie d’un morceau qui vous est sans doute assez familier, puisqu’il est souvent associé à un cadre un peu « posh« , solennel, style château de Versailles… En tout cas c’est la première impression que j’en ai eue :P

Heureusement, le but de notre blog est non pas de nous attarder sur ce que la doxa a fait de ce morceau, mais plutôt sur les mille richesses que recèle le morceau en lui-même, afin d’être sensible à tout le génie de Bach! Ainsi, figurez que ce concerto est bâti de manière assez peu usuelle : le premier mouvement en lui-même est un Aria da capo, qui change plusieurs fois de tempo, avec de multiples reprises et répétitions… alors que nous vous avions surtout familiarisés avec des premiers mouvements écrits en forme sonate, lapidaires, énergiques… Le début est caractéristique de la ritournelle, une forme prisée à l’époque baroque, où tous les instruments commencent à jouer le thème en tutti. Et comme les modulations tonales étaient le dada des compositeurs baroques, ce thème est joué tour à tour en mode majeur puis en mode mineur… Apportant une grande richesse au morceau, qui saura vous surprendre par moments !

La vidéo ci-dessous offre un très bon rendu de ce premier mouvement. Bon, on vous l’accorde, la mise en scène est assez… étrange, quoique non dénuée d’une certaine beauté (ce lancinant pendule de Foucault qui va et vient au gré du mouvement de la musique…). Jetzt, place à la musique !

Henry Purcell – Dido and Aeneas – When I am laid in earth

Aujourd’hui du pur baroque sublime. Nous vous proposons l’écoute d’un air tiré de l’opéra baroque Didon et Enée composé en 1689, considéré comme un chef-d’oeuvre de la musique baroque. Cet aria des plus superbes n’est pas particulièrement gai et correspond à la complainte de Didon qui se donne la mort après qu’Enée lui annonce qu’il doit la quitter par devoir. Elle chante et demande à sa confidente Belinda de se souvenir d’elle mais d’oublier son destin tragique.

L’interprétation est ici de Dame Carolyn Emma Kirkby, soprane anglaise, connue pour avoir beaucoup travaillé le registre baroque.

Johann Sebastian Bach – Suite Orchestrale en ré majeur BWV 1068 – Air

Jean-Sébastien BachL’air/aria de la suite orchestrale en ré majeur de Bach (1685-1750), qui en constitue le deuxième mouvement, est l’un des morceaux les plus populaires du compositeur. De nombreuses transcriptions en ont été faites, mais l’oeuvre originale fut écrite pour cordes seules. On entend distinctement la basse continue, caractéristique de la période baroque, dans cette interprétation fidèle à l’originale de l’Amsterdam Baroque Orchestra, dirigé par Ton Koopman.

Giovanni Battista Pergolesi – Se tu m’ami

Encore un compositeur mort trop jeune: Pergolèse, né en 1710, a été atteint de la tuberculose et n’a vécu que jusqu’à 26 ans. Cela lui a tout de même laissé le temps de composer, en l’espace de 6 ans, 10 intermezzi entre autres, mais également d’autres chefs-d’œuvres que nous aurons l’occasion d’entendre, comme son fameux Stabat Mater ou son Salve Regina par exemple.

Voici aujourd’hui un aria magnifique dénommé « Se tu m’ami », chanté par l’Italienne Cecilia Bartoli. Les paroles que nous vous traduisons partiellement ci-dessous sont assez amusantes…

« Si tu m’aimes gentil berger, si tu souffres et tu soupires, j’en serai fort aise, mais ne me demande pas de n’aimer que toi, pour la peine… Ce n’est pas parce que le lys me plaît que je vais jeter les autres fleurs… »

Christoph Willibald Gluck – Ezio – Se Il Fulmine Sospendi

Christophe Willibald Gluck (1714-1787), est un compositeur allemand qui a eu une influence importante sur la musique européenne au début de la période classique. Ses nombreux opéras ont notamment fortement marqué la scène parisienne de l’époque, même si son oeuvre n’a sans doute pas reçu la reconnaissance qu’elle méritait alors.

Je vous propose aujourd’hui l’écoute d’un Aria tiré de son Opéra « Ezio », intitulé « Se Il Fulmine Sospendi », interprété ici par le contreténor argentin Franco Fagioli.

Je vous laisse admirer la voix.