Anton Arensky – Trio pour piano N°1 en ré mineur – 3° mouvement « Elegie »

ArenskyPlace ce soir à un compositeur russe méconnu, Anton Arensky (1861-1906). Pourquoi est-il resté dans l’ombre? Sans doute à cause de sa difficulté à se forger un style propre, étant notamment fortement influencé par la musique de Tchaikovsky.

Faisons-le donc entrer un peu dans la lumière, en écoutant cette élégie tirée de son premier trio pour piano, avec son thème lancinant  (de 15:25 à 22:00 dans cette vidéo).

Antonin Dvorak – Pièces Romantiques – Miniatures

Dvorak

Voilà une jolie pièce que les élèves de conservatoire ont sûrement déjà rencontrée : les « Miniatures » de Dvorak, composées pour trio de 2 violons et alto. On connaît le talent du compositeur tchèque qui, même s’il a vécu dans un courant romantique tardif, parvient tout de même à faire vivre l’esprit de la musique romantique du début XIXe siècle.

Alors qu’il séjournait chez sa belle-mère à Prague, Dvorak rencontra un jeune violoniste amateur, Josef Kruis, et lui proposa de jouer un trio pour cordes (Dvorak lui-même était altiste). Ce projet se conclut avec Terzetto en Do Majeur (Op. 74) mais le morceau s’avéra trop difficile pour Kruis, si bien que Dvorak composa les « Miniatures », beaucoup plus simples, mais non moins belles.

Ci-dessous, le premier mouvement (Cavatina), sûrement le plus célèbre; mais n’attendez donc plus pour découvrir les trois autres mouvements (Capriccio, Romance, Elégie) !

Antonio Vivaldi – Sonate pour Trio « La Follia »

Nous vous proposons de continuer la semaine avec un saut dans le passé, au XVIIe siècle, âge d’or du baroque, afin de rendre visite à Vivaldi. Pour cette occasion, préparez vous à vous délecter des variations écrites autour du thème de la Folia (voir ce très bel article où tout a été dit !), l’un des plus célèbres et les plus utilisés de l’époque baroque. Le rythme du début fait penser à celui de la Sarabande de Haendel, on peut donc dire que cela démarre assez doucement… Heureusement, l’art de la Variation permet de faire des merveilles, d’autant plus lorsqu’il est servi par un orchestre de talent dirigé par Jordi Savall, spécialiste de la matière, connu pour jouer sur des instruments d’époque. Le temps de 10 minutes, les joies de la musique baroque s’offrent à vous ! Bonne écoute !

Camille Saint-Saëns – Tarentelle pour flûte, clarinette et piano op.6

Il serait temps de vous parler de la tarentelle, célèbre danse originaire du Sud de l’Italie, connue pour son tempo très dynamique, aux mélodies joyeuses et entraînantes, qu’on jouait lors de cérémonies visant à guérir les gens de la morsure d’une grosse araignée, la fameuse tarentule…

Bien qu’on émette toutes nos réserves sur les qualités thérapeutiques de ces déhanchements, on ne saurait mettre en doute la bonne humeur qu’un tel morceau pourra vous transmettre ! Avec Saint-Saëns, en plus, qui a eu la bonne idée de marier piano, clarinette et flûte, voilà de quoi illuminer durablement votre soirée !

Ludwig Van Beethoven – Trio avec piano n° 7 – Scherzo Allegro

BeethovenRetrouvons ce soir Beethoven avec une de ses charmantes musiques de chambre, composée vers 1811. Ce trio pour piano, violon et violoncelle est dédié par Beethoven à son élève et ami, le petit dernier de la famille impériale, Rodolphe d’Autriche, âgé de 18 ans de moins que lui. C’est pourquoi on présente souvent ce morceau comme le Trio à l’Archiduc.

On peut ici sentir à quel point Beethoven, bien qu’incontestablement un précurseur du romantisme musical, n’en est pas moins encore très lié par les formes régulières, consensuelles, mesurées et harmonieuses de l’époque classique.

Ludwig van Beethoven – Trio « des Fantômes » – 2° mouvement

BeethovenEspérons que ce morceau ne vous fera pas si peur que ça, malgré le surnom qu’on lui donne : trio des fantômes/trio des esprits! Quoique, écouté le soir, dans une pièce obscure, il pourrait vous donner quelques frissons… Surtout dans cette très belle interprétation de Jacqueline du Pré (au violoncelle), Pinchas Zuckerman (violon) et Daniel Barenboim (piano).

Pourquoi ce surnom? Car le thème musical qui est développé ici a été retrouvé dans les brouillons du MacBeth que projetait Beethoven, dans une scène réunissant les fameuses sorcières de la pièce de Shakespeare…

WA Mozart – Trio des quilles

Wolfgang Amadeus MozartDans ce trio K. 498 composé en 1788 (trois ans avant la mort du compositeur), Mozart réunit trois instruments qui lui sont chers, et qui n’avaient jamais été associés ainsi auparavant: le piano, l’alto, et la clarinette… Ce trio a été écrit pour le virtuose de la clarinette Anton Stadler, frère en franc-maçonnerie de Mozart, qui était également le dédicataire du concerto pour Clarinette.

J’espère que vous apprécierez ce trio à sa juste valeur (écoutez-en au moins le très beau premier mouvement, qui s’arrête à 6:33…)

Pourquoi un tel nom? C’est pendant une partie de quilles que l’inspiration de ce morceau serait venu à Mozart…