Antonin Dvorak – Romance pour piano et violon Op. 11

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèqueLe propre des compositeurs romantiques, c’est de trouver des mélodies ayant pour effet (ou peut-être pour but ?) de nous tirer des larmes… Ainsi en va-t-il de cette romance pour piano et violon Op. 11 du compositeur tchèque Dvorak, où le piano et le violon semblent souffrir ensemble dans leur dialogue mélancolique, et compatir avec nous également…

Malgré ces notes un peu tristes, mais ô combien belles, je vous souhaite tout de même une joyeuse fin de week-end !

Amy Beach – Romance pour piano et violon op.23

Un constat attristant veut qu’on dénombre peu de compositrices de musique classique, et même lorsqu’une femme naissait avec un don ou une bonne oreille, elle ne pouvait rien en faire. La faute à leur milieu social qui confinait souvent leur apprentissage de la musique à un loisir d’apparat et aussi – reconnaissons-le – à une profession somme toute très machiste. A cet égard, rares ont été les femmes semblables à Clara Schumann ou Fanny Mendelssohn – et encore, peut-on vraiment dire que leur renommée put jamais égaler celle de leur mari ou de leur frère?

C’est probablement pour cette raison que le nom d’Amy Beach ne vous dira pas grand chose, nonobstant tout le potentiel et le talent de cette compositrice romantique tardive (1867-1944). Enfant prodige, elle débuta en tant que pianiste concertiste en 1883 (à 16 ans à peine ! ) avant d’épouser deux ans plus tard le docteur H.H. Aubrey, ce qui limita fortement ses représentations. Elle se consacra donc à la composition, avant de reprendre les tournées en Europe et en Amérique à la mort de son époux. Ses chansons restent aujourd’hui les plus connues, même si sa célébrité est plus prégnante aux Etats-Unis qu’en Europe – le public européen, bien gâté par ses mastodontes, étant sans doute bien étanche à la musique du Nouveau Monde !

A l’écoute de cette romance, composée pour piano et violon, on y discerne le talent certain d’Amy Beach, qui savait manier avec classe l’art de la mélodie et de la musique agréable. Les Etats-Unis lui ont rendu hommage au début des années 2000, en gravant son nom sur le mur du Hatch Memorial Shell, aux côtés de 86 autres grands noms parmi lesquels Bach, Haendel, Chopin… elle en est aujourd’hui encore la seule femme.

Il sera intéressant, à l’avenir, de s’attacher plus à la place de la femme en musique classique, dont des grands noms, à l’instar de Lili Boulanger ou Germaine Tailleferre, sont aujourd’hui devenus des incontournables.

Ludwig van Beethoven – Romance cantabile pour piano, flûte et basson

Après vous avoir convaincu que Beethoven pouvait être transformé sans peine en rockeur heavy metal, voilà quelque chose qui remettra en cause vos certitudes ! En effet on associe trop souvent, à tort, la musique de Beethoven à une musique brutale, cognant à grands coups dans les tympans de l’auditeur. C’est pourquoi quand on entend un morceau si calme, si doux, avec une pointe de mélancolie passionnée comme ci-dessous, on ne pense pas qu’il puisse s’agir d’une oeuvre du maestro natif de Bonn. Et pourtant ! Si cette « Romance cantabile » est moins célèbre que la 5e Symphonie – qui a sans doute pérennisé l’association clichée Beethoven = musique de brutes – elle n’en demeure pas moins intéressante à découvrir. L’association piano-flûte-basson, peu commune en musique de chambre, révèle une heureuse connivence : ainsi, le timbre grave du basson répond habilement au ton aigu et brillant de la flûte, tandis que le piano fait entendre sa voix lors des enchaînements. Avec, en fond, un orchestre de cordes qui harmonise le tout. L’art et la manière de faire chanter cette musique d’amour par tout un petit monde !

Cette pièce ne fut pas publiée du vivant de Beethoven, d’où l’absence de numéro d’opus. Néanmoins elle figure dans le catalogue de Willy Hess, où sont consignés oeuvres et fragments oubliés du maestro, et porte le n°13. Les interprètes sont Patrick Gallois à la flûte, Pascal Gallois au basson et Myung-Whun Chung (actuel chef de l’Orchestre Philarmonique de Radio France) au piano.

Felix Mendelssohn – Romance sans paroles Op.38 n°2

mendelssohnRetour à Mendelssohn aujourd’hui avec une superbe romance sans paroles, très joliment interprétée par Daniel Barenboim, quoique le tempo soit un peu rapide à mon goût (le compositeur avait inscrit « Allegro non troppo« !). Derrière ses airs joyeux, ce morceau exprime, selon moi, une réelle tristesse et la nostalgie d’une époque révolue. D’ailleurs, en cherchant le titre exacte du morceau, j’ai noté que Mendelssohn l’avait nommé « Bonheur perdu »…

Les premières phrases se répondent et évoquent comme un souvenir vague et global, une tentation de se replonger dans le passé. Ces phrases se terminent par une reprise, comme pour marquer cette hésitation de refaire surgir le souvenir douloureux d’un passé qui ne reviendra pas, de revivre une fois cette expérience à travers des images et des sentiments conservés par l’esprit et le coeur. Puis l’on s’y plonge, avec réserve au début, puis de plus en plus fatalement, avec un crescendo désespéré de 1’20 à 1’30. Les dernières notes, répétitives, sont un retour au calme après la tempête, un bonheur désabusé, vain et passager de souvenirs heureux ravivés. On comprend pourquoi la romance est sans paroles !

Bonne soirée à tous !

Gabriel Fauré – Romance sans paroles – Op. 17 n°1

Romance sans paroles. En entendant ces mots, on pense à Verlaine qui, lui-même s’inspire du titre de Mendelssohn pour rédiger son recueil de poèmes. Et pourtant, Fauré est bien, lui aussi, l’auteur d’une romance sans parole. Et je dois dire qu’elle n’a pas à rougir devant celles de Felix Mendelssohn.

Avec sa romance, Fauré nous prouve une fois de plus qu’il était de ces compositeurs passés maîtres dans l’art de la mélodie. Celle qu’on retient dès la première écoute, et dont on ne se lasse pas. Celle de sa Sicilienne ou de Pavane. Celles qui font aimer la Flûte Enchantée aux « opéraphobes ». Ces mélodies sont peut-être le trait de génie qui a manqué à d’autres? Pourtant, un compositeur comme Rachmaninov, n’est pas connu pour ses mélodies. De là à dire qu’il aurait moins de génie que Fauré…Personnellement, j’ai mes doutes ! À chacun sa réponse, je crois !

Bonne écoute ! :)

Antonin Dvorak – Romance pour piano et violon – Op. 11

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèqueRien de tel que cette magnifique romance de Dvořák pour passer un bon dimanche ! Le compositeur tchèque est rendu célèbre par sa Symphonie du nouveau monde, mais a en réalité laissé plus d’un chef d’oeuvre à la musique classique.

Je vous laisse vous régaler à l’écoute de cette petite merveille !