Le Messie – Georg Friedrich Haendel

Voici un article hors-jeu que l’on doit à la musique de Haendel, compositeur génial dont nous avons eu l’occasion de vous présenter quelques oeuvres par le passé. Son ‘Messie », oratorio composé en 1741, a eu un retentissement énorme et influença de nombreux artistes jusqu’à aujourd’hui. Mozart éprouva même le besoin d’en réorchestrer la partition…

Mais ce qui peut paraître encore plus surprenant, c’est la réappropriation de l’oeuvre par des musiciens beaucoup plus récents. En 1992, un album de gospel intitulé « Haendel’s Messiah, A Soulful Celebration » a été produit, qui reprend une quinzaine de morceaux du Messie, interprétés par des chanteurs plus ou moins connus, comme Tramaine Hawkins ou Stevie Wonder.

Nous vous proposons ici l’écoute de l’air original « O thou that tellest good tidings to Zion » interprété par le contre-ténor allemand Andreas Scholl.

En dessous se trouve une version tirée de l’album de 1992 par Stevie Wonder qui chante a capella…!

Gioachino Rossini – Petite messe solennelle – Cum Sancto Spiritu

L’équipe Lamusiqueclassique.com s’est octroyée une semaine de répit en cette rentrée surchargée, mais compte bien reprendre de plus belle dès ce lundi. Merci de votre indulgence et désolé de l’absence !

RossiniAprès vous avoir présenté le fameux Kyrie, (à réécouter de toute urgence), voici le deuxième air célèbre de la petite messe solennelle de Rossini. Ici encore, nous faisons le choix de vous présenter une version orchestrale de l’œuvre, bien qu’elle ne fût initialement créée que pour un chœur, des pianos, et un harmonium (pour respecter la volonté première de l’auteur, ce n’est pas un harmonium mais un accordéon qui aurait accompagné les voix !).

Ce morceau vient clore le Gloire à Dieu de la messe, composé de 6 parties. Le thème du Cum Sancto reprend le thème du début du Gloria, comme pour faire écho, donner une fin logique à la louange, et se conclut, comme souvent dans ce Gloria, par une nuance forte, que révèlent les gestes énergiques du chef d’orchestre.

Bonne semaine à tous !

Frank Martin – Messe pour double coeur – Agnus Dei

Changement de ton aujourd’hui avec une mélodie qui vous parlera sûrement en cette journée de pluie bien triste ! C’est l’occasion de vous présenter Franck Martin, grand nom du XXe, génie converti à la musique lors de l’écoute de la profonde Passion selon St Mathieu de Bach à l’âge de 12 ans. Ce dernier est devenu son mentor, et l’a poussé à la musique sacrée. Pour ma part, je mettrais sur un pied d’égalité beaucoup d’ œuvres sacrées de Bach et cet Agnus Dei de Martin. A vous d’en juger !

Franz Liszt – Ave Maria

Franz Liszt
Franz Liszt

Peu le savent, Franz Liszt portait un intérêt soutenu à la spiritualité, et bien qu’une certaine réputation (justifiée, il semble) de tombeur l’ait suivi pendant longtemps, il alla jusqu’à rentrer dans le tiers-ordre franciscain dans ses dernières années!

Connaître ce trait de la personnalité du génie Hongrois permet d’apprécier un peu différemment ses compositions religieuses, comme son Ave Maria que nous vous présentons aujourd’hui. Liszt avait 58 ans lorsqu’il le composa en 1869.

Désolé, cette bonne version ne permet pas d’intégration vidéo, il vous faudra donc cliquer sur le lien pour accéder à la vidéo:

Ave Maria de Franz Liszt

Ignaz Holzbauer – Messe en Ut

Avez-déjà entendu parler du compositeur autrichien Ignaz Holzbauer? Il a vécu de 1711 à 1783 et fait partie de ces grands musiciens qui ont eu la chance de croiser Mozart mais dont l’oeuvre a malheureusement pâti du génie de ce dernier.

Holzbauer n’est pourtant pas un compositeur anodin! Il a écrit 4 oratorios, 37 motets, 205 oeuvres pour orchestre, des quatuors et quintette à corde, et près vingt opéras… Et nous ne vous avons pas encore présenté son oeuvre sur ce blog – autant vous dire que le site a de l’avenir! :)

A propos de son opéra « Günther von Schwarzburg », écrit quelques années avant sa mort, Mozart qui l’entendit en fit l’éloge: « Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’un homme aussi âgé que Holzbauer ait encore autant d’esprit; car c’est incroyable ce qu’il y a de feu dans sa musique ».

Holzbauer était membre de l’école de Mannheim: ce cercle musical, créé en 1750, fut déterminant dans l’évolution musicale qui allait conduire du baroque tardif au classicisme viennois et, plus tard, au romantisme. Elle abandonna la tradition antérieure d’une orchestration assujettie à la basse continue et développa un style nouveau, plus enjoué, dont l’harmonie était déterminée par la mélodie.

Je vous recommande l’écoute de sa Messe en Ut (do majeur), que je trouve assez exceptionnelle, à placer au niveau de celles de Mozart et Haydn!

WA Mozart – Messe du couronnement – Gloria

MozartNous vous avions présenté il y a quelques temps la messe du couronnement de Mozart, avec son superbe Kyrie. Au tour ce soir du magnifique Gloria, dans lequel les éclatants « Gloria! » réveilleront les auditeurs les plus distraits…

C’est Herbert von Karajan qui dirige ici le philharmonique de Vienne, depuis la basilique Saint-Pierre de Rome. Le montage vidéo est assez intéressant, les plans sur les solistes mettant bien en valeur la complexité des mélodies entrecroisées par Mozart – et le génie de celui-ci!

Michel Richard Delalande – Te Deum

Voici le morceau qui fut joué lors de l’inauguration de l’hôtel des Invalides, construit sur l’ordre de Louis XIV dans les années 1670, dans le but d’abriter les invalides de ses armées.

Successeur de Lully à la cour du roi, Delalande était spécialiste des motets, dans lesquels il fait la gloire de son Dieu et de son roi. Les sopranos dominent dans les petits ensembles, tandis que le solo de soprano chante le salut du monde, et que le baryton proclame l’abolition de la mort. Méconnu du grand public, Delalande a pourtant laissé de belles compositions derrière lui.