Camille Saint-Saëns – Introduction & Rondo Capriccioso

Camille Saint-SaënsVoici l’une des oeuvres les plus populaires de Saint-Saëns, dont l’écoute donnera aux travailleurs le coup de fouet nécessaire pour mener à bien la tâche qui les occupe encore à cette heure tardive! L’oeuvre a été dédiée à Pablo de Sarasate, violoniste virtuose et compositeur espagnol que nous vous avions déjà présenté. Et virtuose, il faut l’être pour exécuter cette pièce, vous allez l’entendre! Itzhak Perlman ne s’en sort pas si mal… Si le morceau ne vous dit rien, attendez 1:40, c’est à ce moment qu’arrive le thème le plus connu.

Piotr Tchaikovski – Concerto pour violon – mouvement III (Allegro Vivacissimo)

TchaikovskiUn des premiers articles que nous vous avions proposés était le 1er mouvement du concerto pour violon de Tchaikovski. Nous étions alors encore sous le charme du film Le Concert.

Aujourd’hui, voici le 3° mouvement de ce même concerto. L’enregistrement que nous vous proposons doit figurer au panthéon des meilleures versions de ce concerto. Si Zubin Mehta est un chef d’orchestre aussi charismatique que génial, c’est, à mon avis, à Itzhak Perlman que cet enregistrement doit l’essentiel de sa magie.

Ses doigts tout ronds se promènent avec une dextérité ahurissante sur le manche, son bras droit fait voler son archet avec une précision stupéfiante. Et le tout avec un sourire bonhomme qui donne l’impression que c’est finalement tout ce qu’il y a de plus facile…

Sa joie intérieure est si profonde qu’elle en est communicative. C’est plus qu’un concert, c’est une leçon de vie que donne Perlman!

Les Quatre Saisons – recomposées par Max Richter – L’été, 1er mouvement

Lorsqu’on évoque Vivaldi, ce sont souvent les Quatre Saisons qui viennent à l’esprit. Ces superbes concerti pour violons, composés aux alentours de 1720, sont aujourd’hui tellement connus qu’ils sont souvent considérés soit comme des emblèmes de la musique dite « classique », soit comme des morceaux rabâchés aux oreilles de ceux qui leur préfèrent des oeuvres sacrées comme le sublime Gloria par exemple.
Quoi qu’il en soit, ces oeuvres marquantes en ont inspirées plus d’un, dont le compositeur anglais d’origine allemande Max Richter. Ce compositeur contemporain né en 1966, connu notamment pour ses musiques de films, a suivi une formation classique tout en étant influencé par la musique punk et électronique. En octobre 2012, le Britten Sinfonia à Londres joue la première de sa Recomposition des Quatre Saisons. Le compositeur reconnaît s’être affranchi de 75% de la musique de Vivaldi, mais on retrouve tout de même constamment l’empreinte du prêtre roux dans chacun des mouvements.

L’écoute de l’oeuvre intégrale est recommandée (l’originale comme la recomposition, les deux ayant été enregistrées et publiées par Deutsche Grammophon :)). Mais pour vous donner un aperçu, voici un extrait de la recomposition: le 1er mouvement de l’Eté. Le début du mouvement a été peu retravaillé mais Richter prend plus de liberté pendant le développement. Le violoniste Daniel Hope nous offre une belle interprétation, d’autant plus remarquable qu’il est habitué à jouer le concerto original et qu’il lui a donc fallu réapprendre et savoir jongler entre les deux… on vous laisse imaginer la gymnastique mentale et le doigté qu’il faut pour y parvenir.
Cette oeuvre me semble être l’aboutissement et l’expression d’une grande liberté musicale, qui allie humilité et ambition pour un résultat étonnant peut-être mais qui ne devrait pas vous laisser indifférent. En tous cas, Max Richter avoue lui-même que son souhait était de retomber amoureux de l’oeuvre originale, et qu’il y est parvenu… Bonne écoute !

Dmitri Chostakovitch – Concerto pour violon n°1 – Scherzo (2e mvt)

Le morceau d’aujourd’hui peut vous dérouter… mais diantre qu’il déborde d’originalité et de virtuosité ! Il s’agit du second mouvement du premier concerto pour violon de Chostakovtich, dont ce site vous a déjà beaucoup parlé. Il faut savoir que l’oeuvre de Chostakovitch est « double » : d’une part elle recèle de morceaux très mélodiques, souvent grandioses, mais dont on sait aujourd’hui que leur finalité était surtout de plaire au régime soviétique. D’autre part, on découvre un Chostakovitch avant-gardiste, fouillant dans la musique atonale de sorte à produire des morceaux d’une étonnante intelligence, demandant une virtuosité sans égale.

C’est dans la seconde catégorie qu’on peut ranger ce concerto pour violon, qui dès le premier mouvement fait abstraction de tout thème convenu et tonal. Le second mouvement est un « Scherzo », c’est-à-dire une partie où le compositeur se permet de déroger un peu à la logique du concerto global. Et force est de constater que même sans procédé à la Liszt ou Saint-Saëns (cf. leurs Danses macabres), le résultat final est macabre, démoniaque (ainsi que le qualifie David Oistrakh, dédicataire de ce concerto).

Quelques remarques pour vous guider dans votre écoute :

- 1:36 : on entend un thème un peu laid, limite dissonant, qui dégage une impression de naïveté. Chostakovitch fait ici référence à un paysan russe et traduit en musique une certaine gaucherie; paradoxalement, la technicité du violon est immense ! In fine, la virtuosité produit la candeur et la naïveté… génial, non?

- 1:26 : on entend distinctement un motif de 4 notes (ré/ mi bémol / do / si), qui dans la terminologie musicale allemande donne D-S-C-H, à savoir la signature de Chostakovitch (qui en allemand s’écrit Dmitri Schostakovich). Le procédé est récurrent chez le compositeur. Et d’ailleurs, on l’entend un peu partout dans ce Scherzo, à vous de trouver le reste !

La très bonne interprétation ci-dessous est de Hilary Hahn. Bien entendu, la version de Oistrakh (l’originale !) est la référence !

Johann Sebastian Bach – Concerto pour violon en mi majeur (BWV 1042) – 1er mouvement

C’est le maître baroque que nous retrouvons ce soir, en compagnie d’un morceau qui vous est sans doute assez familier, puisqu’il est souvent associé à un cadre un peu « posh« , solennel, style château de Versailles… En tout cas c’est la première impression que j’en ai eue :P

Heureusement, le but de notre blog est non pas de nous attarder sur ce que la doxa a fait de ce morceau, mais plutôt sur les mille richesses que recèle le morceau en lui-même, afin d’être sensible à tout le génie de Bach! Ainsi, figurez que ce concerto est bâti de manière assez peu usuelle : le premier mouvement en lui-même est un Aria da capo, qui change plusieurs fois de tempo, avec de multiples reprises et répétitions… alors que nous vous avions surtout familiarisés avec des premiers mouvements écrits en forme sonate, lapidaires, énergiques… Le début est caractéristique de la ritournelle, une forme prisée à l’époque baroque, où tous les instruments commencent à jouer le thème en tutti. Et comme les modulations tonales étaient le dada des compositeurs baroques, ce thème est joué tour à tour en mode majeur puis en mode mineur… Apportant une grande richesse au morceau, qui saura vous surprendre par moments !

La vidéo ci-dessous offre un très bon rendu de ce premier mouvement. Bon, on vous l’accorde, la mise en scène est assez… étrange, quoique non dénuée d’une certaine beauté (ce lancinant pendule de Foucault qui va et vient au gré du mouvement de la musique…). Jetzt, place à la musique !

WA Mozart – Concerto pour violon N°3 – 2° Mouvement Adagio

Wolfgang Amadeus MozartNous fêterions aujourd’hui les 97 ans d’un des violonistes de génie du XX° siècle : Yehudi Menuhin (1916-1999). Rendons-lui donc hommage ce soir, avec ce très connu deuxième mouvement du troisième concerto pour violon de Mozart, composé à l’âge de 19 ans – tout comme Wolfgang, Yehudi a très tôt montré de remarquables qualités de musicien…

Jean-Baptiste Accolay – Concerto pour violon en la mineur

Itzhak PerlmanJe vous propose ce soir de découvrir un compositeur de musique classique belge de la période romantique, Jean-Baptiste Accolay (1833-1900), à travers l’oeuvre qui l’a fait rentrer dans l’histoire, son concerto pour violon en la mineur, concerto d’étude en un mouvement sur lequel de nombreux violonistes apprentis (et aguerris!) se sont penchés.

Sans grande difficulté technique (amis violinistes, contredisez-moi si je me trompe!), ce concerto n’en est pas moins très joli! Et il l’est d’autant plus quand il l’est interprété par Itzhak Perlman….