Ludwig van Beethoven – Concerto N°5 « Empereur » – 2° Mouvement Adagio

BeethovenAttention! Ce morceau est de ceux qui pourraient vous faire pleurer… Que ce soit son début majestueux aux accents lancinants, ou le chant du piano qui prend le relais de l’orchestre, avec une mélodie magnifique… ou ses multiples résolutions à la relative mineure lorsqu’on s’attend à la tonique… (si vous ne parlez pas ce langage, écoutez à 1:03 ou à 7:24, vous comprendrez tout de suite…). La fin du mouvement prépare le début virulent du suivant, très célèbre, et que nous vous présenterons sans doute un autre jour…

Le concerto N°5 dit « Empereur » – bien que ce nom ne soit sans doute pas de la main du compositeur – est le dernier concerto pour piano écrit par Beethoven. Celui-ci devenait alors tout à fait sourd, et n’a d’ailleurs pas pu créer ce concerto (comme c’était le cas pour les précédents), tâche qu’il laissa donc à son élève Czerny (qui deviendrait célèbre plus tard pour ses exercices techniques…)

L’adagio du concerto Empereur est ici joué par Friedrich Gulda, accompagné par l’orchestre philarmonique de Vienne dirigé par Horst Stein.

Sergueï Rachmaninov – Rhapsodie sur un thème de Paganini – Variation 18

RachmaninovRetrouvons ce soir le grand Rachmaninov, avec une oeuvre qui met bien en exergue son romantisme… Cette rhapsodie pour piano et orchestre est en fait constituée de plusieurs variations d’un thème, qui est celui du caprice pour violon N°24 de Paganini. Il s’agit de la dernière oeuvre concertante de Rachmaninov.

Nous vous proposons de découvrir la variation la plus célèbre, la 18°, interprétée au piano ici par Abbey Simon (c’était le professeur à la Juilliard School de mon professeur de piano, Ronaldo Marcondes de Souza… :-) )

Si cela vous a plu (et je n’en doute pas!), je vous invite à découvrir l’oeuvre entière. Vous trouverez ci-dessous une version complète, jouée par Rachmaninov lui-même, accompagné par le Philadelphia Orchestra dirigé par Leopold Stokowski.

Quelques remarques:

On retrouve la mélodie du Dies Irae traditionnelle (datant du XIII° siècle) dans les variations 7 et 10,  thème qu’on retrouve dans le Dies Irae de la Symphonie Fantastique de Berlioz, ou encore dans la Danse Macabre de Liszt, entre-autres (mais il existe bien d’autres exemples!)

La mélodie de la 18° variation (5:28 dans la deuxième vidéo, ici) qui fait l’objet de l’article du jour ne ressemble pas vraiment au thème de Paganini… En fait, Rachmaninov en a inversé les notes (génie!), comme l’illustre l’image ci-dessous (en haut, les notes du thème de Paganini, en bas, celles de la 18° variation de Rachmaninov):

rachmaninov paganini rhapsodie variation 18

WA Mozart – Concerto pour piano N°21 – 2ème mouvement Andante

Wolfgang Amadeus MozartRetrouvons aujourd’hui le génial Mozart, avec l’une de ses oeuvres les plus célèbres: le concerto pour piano et orchestre N°21, et son deuxième mouvement. Cette mélodie très douce vous est sans doute familière, c’est l’une des plus populaires de Mozart, et sans doute aussi l’une des plus apaisantes…

Le pianiste autrichien Alfred Brendel joue ici la partie pour piano composée par son compatriote, accompagné par l’Academy of St Martin in the Fields dirigée par Sir Neville Marriner (orchestre connu pour avoir enregistré, entre autres, la musique du film Amadeus)

Johann Sebastian Bach – Concerto pour clavecin BWV 1056 – Mouvements 2 et 3

BachRetrouvons ce soir l’envoûtant duo formé par Bach et un de ses plus grands interprètes, le canadien Glenn Gould, réunis pour le concerto pour clavecin N°5 du compositeur. Laissez-vous imprégner par la sérénité du deuxième mouvement… Et réveiller par l’entrain du troisième!

WA Mozart – Concerto pour piano N°23 – Adagio

Wolfgang Amadeus MozartPar Thibault Auzou – Audituri Te Salutant!

Si les sonates pour piano de Mozart semblent d’une grande facilité technique, tout bon pianiste reconnaîtra que ce n’est presque jamais le cas. Les sonates de Mozart sont d’une clarté telle et d’une harmonie si parfaite, que toute fausse note choque l’oreille (mais avez-vous par exemple seulement  remarqué les quelques fausses notes que commet Yundi Li en jouant la Campanella de Liszt que nous vous avons récemment fait écouter?…).
« Plénitude onctueuse » : ainsi Wyzewa et Saint-Foix décrivent-ils l’ambiance chaleureuse, pure et douce de l’oeuvre en trois mouvements.
Prenez donc plaisir à entendre le concerto n° 23, dont nous vous présentons ici l’ adagio. Seul des 3 mouvements de l’oeuvre à être mineur, il exprime autant des sentiments de tristesse profonde que des moments joyeux ( 2’10). Au travers du 23e concerto, Mozart exprime à mon sens les couleurs les plus diverses de sa personnalité. Son côté enfantin, sa nécessité de se trouver heureux et gai pour composer, ses préoccupations. Il joue de l’orchestre, pour ainsi dire.Chaque instrument apporte sa touche d’élégance à la mélodie, jamais en excès, jamais en insuffisance.  En seconde vidéo, nous vous proposons d’admirer le célébrissime chef d’orchestre allemand, Karl Böhm, musicien d’une rigueur à toute épreuve.

Maurice Ravel – Concerto pour piano en sol – 2° Mouvement Adagio assai

Maurice RavelLe concerto pour piano en sol de Maurice Ravel, créé en 1932 par Marguerite Long (à qui celui-ci est dédié), a tout de suite connu un franc succès à travers l’Europe, où le compositeur et la pianiste étaient partis en tournée. Nous vous proposons de découvrir le très doux deuxième mouvement, interprété par la grande pianiste argentine Martha Argerich que nous n’avions pas encore eu le plaisir de vous présenter.

J’aime beaucoup la montée en puissance qui se termine à 5:50, à laquelle succède les envoûtantes « descentes et montées de clavier », accompagnant le cor anglais…

Johannes Brahms – Concerto pour piano N°1 – I Maestoso

Johannes BrahmsParmi les concertos pour piano que je connais, celui de Brahms est l’un de ceux que j’apprécie le plus. Il s’ouvre de manière très sombre et puissante, et le piano met du temps à arriver… Mais lorsqu’ il entre en scène, tout en délicatesse après le fracas qui le précède, c’est tellement beau…

Le mouvement est très long, et du coup la vidéo coupée en trois; de plus, le son n’est pas toujours bon dans la version que je vous propose ici, avec le russe Ievgueni Kissin au piano. Mais j’espère que cela vous donnera tout de même envie de découvrir le reste de l’oeuvre!