WA Mozart – Concerto pour clarinette – 1. Allegro

vieille clarinetteBientôt 3 ans après vous avoir présenté le 2° mouvement (adagio) du concerto pour clarinette de Mozart, écoutons aujourd’hui le 1er (Allegro). Dès les premières notes, toute la maîtrise de Mozart saute aux oreilles. Les cordes sautillent et s’unissent les unes aux autres dans des mélodies étrangement dansantes.
Ce n’est qu’au bout de presque 2 minutes que, le chemin ayant été préparé, la clarinette fait son entrée, telle une princesse. S’enchaînent alors des montées et des descentes délicieuses, des rondes et des pirouettes portées par le son si caractéristique de la clarinette.

Ce morceau est un bon remède contre le spleen, gratuit et sans effet secondaire, alors faites tourner :)
Bonne soirée à toutes et tous!

Gerald Finzi – Concerto pour clarinette

FinziPar Marc Leblanc – Audituri Te Salutant!

Quand on parle de Concerto pour Clarinette, on pense souvent à Mozart, voire à Christian Morin. Plus rarement à Gerald Finzi, pourtant une autre référence incontournable du chalumeau.
Finzi est un compositeur britannique du début du XXème siècle passionné par la poésie et la culture des pommes, dont il a même sauvé plusieurs variétés. Son enfance fut parsemée d’évènements douloureux  -des pépins dirait-on- tels la mort de son père, de son ami, de trois de ses frères à la guerre. En outre les poètes dont il met les oeuvres en musique abordent une thématique qui lui est chère, celle de l’enfance innocente corrompue par le monde adulte. Finzi incorpore ainsi dans ses oeuvre un ton élégiaque qui le caractérise.
Son parcours jalonné de rencontres avec Gustav Holst, Ralph Vaughan Williams et d’autres amateurs de compote lui permet de gagner en notoriété dans le paysage musical anglais et d’affirmer son style personnel. C’est en 1959 qu’il compose son concerto pour clarinette, son oeuvre la plus appréciée aujourd’hui. Il est composé de 3 mouvements, empreints de lyrisme et d’un charme contagieux.
Je vous laisse commencer avec l’Allegro vigoroso, qui, même s’il débute de manière assez sombre, laisse la sensualité s’exprimer dès que la clarinette entre en piste et jusqu’à la dernière seconde. Si vous voulez découvrir la suite, passez à l’Adagio ma senza rigore à 7’50 » et enfin à l’Allegro vigoroso à 19’34.
Un morceau idéal pour se détendre, calé dans un fauteuil et l’esprit divaguant dans un verger en fleurs (le verre de Calva en plus est facultatif mais tout autant apprécié !).

Ludwig Spohr – Concerto pour clarinette en do mineur

Compositeur allemand trop rarement joué aujourd’hui, Ludwig Spohr était admiré à son époque pendant toute la 1ère moitié du 19ème siècle. Il est toutefois aujourd’hui connu de tout clarinettiste virtuose qui se respecte. Lui-même n’était toutefois pas clarinettiste mais avant tout violoniste et chef d’orchestre (c’est d’ailleurs l’inventeur de la mentonnière, sur laquelle l’instrumentiste repose son menton).

Spohr fut un compositeur très prolifique, qui écrivit 18 concertis pour violons, 9 symphonies, 36 quatuors à cordes, plusieurs opéras etc (nous avons de la marge sur ce site)… Mais il est aujourd’hui joué le plus souvent par les clarinettistes pour ses concertis reconnus pour leur virtuosité. Nous vous proposons aujourd’hui l’écoute de l’extrait d’un de ses 4 concertis pour clarinette. Rien qu’à l’écoute, vous reconnaîtrez que Spohr se situe parfaitement dans une période de transition entre le classicisme et le romantisme.

Carl Maria von Weber – Concerto pour clarinette n°2 – 2è mouvement

Carl Maria von WeberAprès le magistral Alla Polacca du concerto n°2 de Weber, voici son 2è mouvement. Je trouve les premières notes jouées par la clarinette étonnantes. Amusez-vous à cliquer sur pause et  essayez de deviner la note suivante. A part pour les fins de phrases, qui vous rappellerons peut-être le concerto pour clarinette de WA Mozart, vous serez sans doute surpris vous aussi !

S’il est vrai que ce concerto effraie beaucoup de clarinettistes pour la virtuosité qu’il requiert, ce mouvement reste très simple et doux, Weber ayant cherché à créer un contraste rythmique avec le reste du concerto, respectant ainsi à la lettre les canons de la musique classique.

WA Mozart – Concerto pour clarinette – Adagio

MozartQuoi – me suis-je dit hier – nous n’avons toujours pas présenté l’unique concerto pour clarinette de Mozart? Remédions à cela tout de suite, en l’abordant par son mouvement le plus connu: l’adagio! Vous l’avez sûrement déjà entendu, ne serait-ce que dans le film Out of Africa.

vieille clarinetteD’abord un point sur l’instrument: la clarinette est un instrument qui a beaucoup évolué avant de trouver sa forme définitive au XIX° siècle, soit bien après l’écriture de ce concerto! A l’époque de Mozart, la clarinette est encore un instrument récent et peu connu, comme en atteste ce mot de Wolfgang à son père Léopold:

« J’étais hier soir à l’Opéra de Mannheim – J’étais assis au-dessus de l’orchestre – Il y avait tout un ensemble d’instruments à vent – Parmi ceux-ci, deux clarinettes – Père, vous ne pouvez imaginer la beauté du son de la clarinette ! »

Malgré sa place encore obscure, Mozart décide, quelques mois avant la fin de sa vie, de composer une oeuvre pour cet instrument nouveau au son si rond, doux et pur. Pas de chance pour les futurs compositeurs pour cet instrument: Mozart y mit tant de son unique talent que 220 ans plus tard, ce concerto est encore considéré comme un des plus hauts, si ce n’est le plus haut sommet pour un clarinettiste.

Quand on sait que ce concerto fut composé à peu près en même temps que la Flûte Enchantée et que le Requiem en ré mineur, on reste perplexe: comment un seul homme a-t-il pu, en si peu de temps, composer des oeuvres si longues et si géniales, dans des styles si différents…?

Régalez-vous!

Carl Maria von Weber – Concerto pour Clarinette n°1 – III. Rondo Allegretto

Carl Maria von WeberNous avions déjà commencé à vous présenter le compositeur romantique allemand Weber, et notamment son concerto pour clarinette n°2. Place aujourd’hui au n°1, et plus précisément à son dernier mouvement, plein d’énergie comme beaucoup de derniers mouvements, vous l’avez peut-être remarqué ;)

Je ne me lasse pas d’admirer la virtuosité de la soliste allemande Sabine Meyer qui parvient à maintenir une pureté de son exceptionnelle malgré les montées-descentes ultra-rapides, le tout avec une expressivité et une passion émouvantes! Toute personne pratiquant un instrument à vent pourra témoigner de la difficulté de ce genre d’exercice…

Et merci à Carl Maria pour ce morceau qui permet de se lever du bon pied!

Franz Krommer – Concerto pour Clarinette en mi bémol majeur – 3ème mouvement

Franz Krommer (1759-1831) est un compositeur tchèque très prolifique (environ 300 oeuvres publiées). Il a été notamment maître de chapelle à la Cathédrale de Pecs en Hongrie, et compositeur officiel de la cour impériale d’Autriche à partir de 1813!
Il est particulièrement connu pour ses musiques dédiées aux instruments à vent, c’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui l’écoute du troisième mouvement de son concerto pour clarinette en mi bémol majeur.
L’écoute de ce morceau vous rappellera peut-être celle du concerto de Weber, que nous vous avions déjà donné l’occasion d’écouter sur ce site. Pour vous permettre de situer Krommer dans l’histoire de la musique classique, il est né l’année de la mort de Haendel, et s’est éteint quelques années après Beethoven…

Nous vous proposons ici l’interprétation du soliste clarinette arménien Narek Arutyunian (16 ans à l’époque)