Antonio Vivaldi – Concerto pour mandoline en do majeur

VivaldiNous vous proposons ce soir une petite virée à Venise,  au son d’un instrument typiquement italien : la mandoline. Instrument sans doute moins noble que le violon ou le piano, il a été très peu été mis à l’honneur par les différents compositeurs de notre ère, et c’est regrettable, notamment lorsqu’on écoute ce concerto pour mandoline en do majeur composé par Antonio Vivaldi, qui saura sans aucun doute vous égayer ! Je vous laisse entre les mains expertes du mandoliniste israëlien Avi Avital.

WA Mozart – Concerto pour clarinette – 1. Allegro

vieille clarinetteBientôt 3 ans après vous avoir présenté le 2° mouvement (adagio) du concerto pour clarinette de Mozart, écoutons aujourd’hui le 1er (Allegro). Dès les premières notes, toute la maîtrise de Mozart saute aux oreilles. Les cordes sautillent et s’unissent les unes aux autres dans des mélodies étrangement dansantes.
Ce n’est qu’au bout de presque 2 minutes que, le chemin ayant été préparé, la clarinette fait son entrée, telle une princesse. S’enchaînent alors des montées et des descentes délicieuses, des rondes et des pirouettes portées par le son si caractéristique de la clarinette.

Ce morceau est un bon remède contre le spleen, gratuit et sans effet secondaire, alors faites tourner :)
Bonne soirée à toutes et tous!

Les Quatre Saisons – recomposées par Max Richter – L’été, 1er mouvement

Lorsqu’on évoque Vivaldi, ce sont souvent les Quatre Saisons qui viennent à l’esprit. Ces superbes concerti pour violons, composés aux alentours de 1720, sont aujourd’hui tellement connus qu’ils sont souvent considérés soit comme des emblèmes de la musique dite « classique », soit comme des morceaux rabâchés aux oreilles de ceux qui leur préfèrent des oeuvres sacrées comme le sublime Gloria par exemple.
Quoi qu’il en soit, ces oeuvres marquantes en ont inspirées plus d’un, dont le compositeur anglais d’origine allemande Max Richter. Ce compositeur contemporain né en 1966, connu notamment pour ses musiques de films, a suivi une formation classique tout en étant influencé par la musique punk et électronique. En octobre 2012, le Britten Sinfonia à Londres joue la première de sa Recomposition des Quatre Saisons. Le compositeur reconnaît s’être affranchi de 75% de la musique de Vivaldi, mais on retrouve tout de même constamment l’empreinte du prêtre roux dans chacun des mouvements.

L’écoute de l’oeuvre intégrale est recommandée (l’originale comme la recomposition, les deux ayant été enregistrées et publiées par Deutsche Grammophon :)). Mais pour vous donner un aperçu, voici un extrait de la recomposition: le 1er mouvement de l’Eté. Le début du mouvement a été peu retravaillé mais Richter prend plus de liberté pendant le développement. Le violoniste Daniel Hope nous offre une belle interprétation, d’autant plus remarquable qu’il est habitué à jouer le concerto original et qu’il lui a donc fallu réapprendre et savoir jongler entre les deux… on vous laisse imaginer la gymnastique mentale et le doigté qu’il faut pour y parvenir.
Cette oeuvre me semble être l’aboutissement et l’expression d’une grande liberté musicale, qui allie humilité et ambition pour un résultat étonnant peut-être mais qui ne devrait pas vous laisser indifférent. En tous cas, Max Richter avoue lui-même que son souhait était de retomber amoureux de l’oeuvre originale, et qu’il y est parvenu… Bonne écoute !

Rencontre avec Mark Kosower et Oh Jee-Won

Mark Kosower and Oh Jee-WonAu Cambodge où j’habite actuellement a eu lieu récemment un concert de Mark Kosower, violoncelliste international et de sa femme Oh Jee-Won, pianiste. J’ai eu la chance de faire partie de l’équipe organisatrice de ce concert qui était donné en faveur d’un projet d’école près de la frontière thailandaise. La salle était petite (environ 200 places) mais comble car les concerts de ce niveau ne sont pas nombreux à Phnom Penh.

Le couple de concertistes a régalé l’audience avec des morceaux choisis parmi les oeuvres de David Popper, Tchaikovsky, Manuel de Falla, Dvorak, Haydn et d’autres… Le Cygne du Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns a été joué en bis, déclenchant un tonnerre d’applaudissements. Le son du violoncelle de M. Kosower était d’une pureté cristalline, un véritable enchantement.

A la fin du concert, j’ai eu la chance de pouvoir discuter avec les protagonistes de la soirée. J’ai notamment pu leur demander de recommander quelques morceaux aux lecteurs-auditeurs de ce blog. Ce sont des pièces que nous n’avions jamais présentées, donc cela tombe bien! Vous allez voir que le concerto pour violoncelle n’est pas des plus accessibles, il m’a fallu plusieurs écoutes pour apprécier… Mais finalement, vous verrez, c’est génial!

Concerto pour violoncelle et orchestre n°2 d’Alberto Ginastera (proposé par Mark Kosower)

Bagatelles de Beethoven (proposées par Oh Jee-Won):

Alessandro Marcello – Concerto pour hautbois en Ré Mineur op.1

Le répertoire du hautbois comprend un très beau concerto, né de la plume d’Alessandro Marcello, compositeur vénitien de la période baroque, qui eut aussi les casquettes de poète, philosophe et mathématicien.

Ecrit au début du XVIIIe siècle, il s’agit de l’oeuvre la plus célèbre de ce compositeur dont on entend assez peur parler de nos jours; et encore, la notoriété de ce morceau n’est pas étrangère à la transcription qu’en a faite Bach pour le clavecin (BWV 974). Le style-même du concerto emprunte beaucoup au style baroque italien, fait d’ornements qui accompagnent la ligne mélodique, et qui donne un résultat moins épuré que pour les oeuvres du baroque allemand.

Ce concerto a été souvent attribué, par erreur, à Vivaldi mais il n’en est rien : rendons donc à César ce qui est à César :)

Ci-dessous, le concerto entier, qui dure une petite dizaine de minutes. Pour vous aider, les trois mouvements sont :

I. Andante e spiccato, 00:00

II. Adagio, 03:32

III. Presto, 07:09

En espérant que ce morceau puisse vous convaincre que le hautbois, malgré sa sonorité qui peut parfois prêter à sourire, n’en est pas moins un très bel instrument ! Vous pouvez aussi réécouter le concerto pour hautbois de Lebrun, via ce lien, pour pouvoir comparer les deux.

Gerald Finzi – Concerto pour clarinette

FinziPar Marc Leblanc – Audituri Te Salutant!

Quand on parle de Concerto pour Clarinette, on pense souvent à Mozart, voire à Christian Morin. Plus rarement à Gerald Finzi, pourtant une autre référence incontournable du chalumeau.
Finzi est un compositeur britannique du début du XXème siècle passionné par la poésie et la culture des pommes, dont il a même sauvé plusieurs variétés. Son enfance fut parsemée d’évènements douloureux  -des pépins dirait-on- tels la mort de son père, de son ami, de trois de ses frères à la guerre. En outre les poètes dont il met les oeuvres en musique abordent une thématique qui lui est chère, celle de l’enfance innocente corrompue par le monde adulte. Finzi incorpore ainsi dans ses oeuvre un ton élégiaque qui le caractérise.
Son parcours jalonné de rencontres avec Gustav Holst, Ralph Vaughan Williams et d’autres amateurs de compote lui permet de gagner en notoriété dans le paysage musical anglais et d’affirmer son style personnel. C’est en 1959 qu’il compose son concerto pour clarinette, son oeuvre la plus appréciée aujourd’hui. Il est composé de 3 mouvements, empreints de lyrisme et d’un charme contagieux.
Je vous laisse commencer avec l’Allegro vigoroso, qui, même s’il débute de manière assez sombre, laisse la sensualité s’exprimer dès que la clarinette entre en piste et jusqu’à la dernière seconde. Si vous voulez découvrir la suite, passez à l’Adagio ma senza rigore à 7’50 » et enfin à l’Allegro vigoroso à 19’34.
Un morceau idéal pour se détendre, calé dans un fauteuil et l’esprit divaguant dans un verger en fleurs (le verre de Calva en plus est facultatif mais tout autant apprécié !).

Ludwig Van Beethoven – Concerto pour Violon

BeethovenEncore du Beethoven ce soir sur lamusiqueclassique.com… Et oui, comme Mozart et d’autres, ces satanés compositeurs ont tant composé et avec tant de talent qu’il est bien difficile de les éviter longuement sur un tel blog!

Ce troisième mouvement du seul concerto pour violon de Beethoven est assez connu pour son thème refrain qui apparaît dès le début. Ce thème ne serait pas de Beethoven mais d’un violoniste de l’époque, son ami Franz Clement. Toutes les broderies reliant les répétitions de ce thème sont en revanche de la main du maître de Bonn.

Bonne écoute!