Rencontres – Ivo Varbanov

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Le pianiste Ivo Varbanov nous a accordé un entretien dans lequel il revient sur les moments forts de sa carrière et sur ses projets en cours. Il s’apprête à enregistrer le Concerto pour piano de Dimitar Nenov (1936), une première que nous ne manquerons pas de vous présenter lors de sa sortie !

Je suis né en Bulgarie. J’ai vécu en Italie de l’âge de 9 ans à l’âge de 21 ans. Après mes études en Italie, je suis parti m’installer en Angleterre pour étudier au Royal Northern College of Music de Manchester pendant un an avec Sulamita Aronowsky. Ensuite, je suis parti étudier à la Royal Academy of Music de Londres.

J’ai étudié avec Eleonora Karamisheva en Bulgarie, avec Riccardo Bertazzolo pendant 4 ans en Italie, puis à Milan avec la grande pianiste hongroise Ilonka Deckers formée à l’école de Liszt et qui était l’une des dernières élèves du professeur Thoman, lui même élève de Liszt.

A Londres, j’ai étudié avec Frank Wibaut à la Royal Academy of Music mais aussi avec Dennis Lee en privé.

J’ai quitté l’Italie pour des raisons professionnelles même si le pays n’avait pas les mêmes difficultés que la Bulgarie post-communiste dont la société était dans une période de transition et où la musique n’était pas une priorité. J’ai donc décidé de m’installer à Londres bien que ce soit une ville très fatigante : Londres offre des opportunités qu’il est plus difficile d’obtenir ailleurs.

En 2013, vous avez interprété le concerto pour piano de Tchaïkovsky No 1 au Royal Albert Hall – Que pouvez-vous nous dire sur cette expérience ?

C`était extraordinaire, pas uniquement de pouvoir jouer au RAH mais également compte-tenu des circonstances. J’avais 39 de fièvre mais je n’ai pas annulé. Il y a eu ­de belles choses ; j’étais heureux de pouvoir terminer le concert parce que j’ai pris environ 10 paracétamols ce jour-là afin de pouvoir jouer. Deux jours plus tard, la fièvre était toujours là et j’ai fini à l’hôpital avec la grippe aviaire !

J’étais très content des deux premiers mouvements mais le 3ème mouvement était loin d’être parfait à cause de la fatigue et de la perte de concentration. Certains de mes amis m’ont même demandé comment j’allais juste après le concert parce qu’ils avaient vu que je transpirais sur le piano !

C’était une expérience très intéressante malgré tout et on apprend beaucoup sur soi dans ce genre de situation.

Comment gérez-vous vos émotions avant un concert ?

J’ai appris à les gérer au fil du temps. Je ne suis pas une bête de scène : il existe des concertistes qui sont très à l’aise sur scène. J’ai appris à gérer la scène après des années d’expérience et de discipline. Plus vous préparez un concert, moins vous êtes stressé : c’est un fait.

J’aime à la fois l’expérience du solo, la musique de chambre et l’orchestre. Le mélange des trois est très important parce qu’ils impliquent différentes façons d’aborder le concert. La musique de chambre est très agréable parce que vous pouvez avoir la partition. En solo, il faut être bien plus concentré sur sa performance personnelle donc les émotions sont très différentes.

Vous arrive-t-il de jouer avec votre femme, qui est également pianiste ?

Oui depuis peu de temps finalement. Nous nous connaissons depuis l’âge de 14 ans. Nous avions le même professeur à Milan.  Nous avons commencé à jouer ensemble il y a 5 ans seulement, principalement parce que j’ai toujours trouvé le clavier trop petit pour jouer à 4 mains ! Mais nous formons un beau duo complémentaire et nous nous aidons mutuellement à améliorer notre niveau de jeu.

A part votre femme, qui d’autre a eu une influence majeure sur vous ?

Ma mère a eu une influence très importante. Je viens d’une famille de musiciens et du point de vue musical, elle a joué un rôle très important. Mon grand-père et ma tante ont aussi joué un rôle car ils étaient tous deux pianistes.

Par ailleurs mon professeur hongrois à Milan m’a permis de comprendre beaucoup de choses qui aujourd’hui semblent délaissées. Des règles de base notamment comme la manière dont votre corps doit se positionner par rapport à l’instrument de façon à produire le meilleur son possible. Beaucoup ignorent ces règles aujourd’hui, et par conséquent de nombreux pianistes disposent d’une palette de couleurs insuffisante parce qu’ils ne comprennent pas forcément comment positionner leur corps.

Vous avez enregistré un grand nombre d’œuvres – pouvez-nous nous parler de vos enregistrements favoris ?

Jusqu’à présent j’ai enregistré et commercialisé dix œuvres dont trois sortent cette année. Le montage est terminé et nous attendons leur sortie entre Septembre et Novembre. Nous sortons également un enregistrement de Petrushka et du Sacre du Printemps pour quatre mains avec ma femme (transcription originale de Stravinsky), que nous avons joués en Allemagne, en Espagne et en Angleterre l’année dernière.

Par ailleurs, je poursuis mon projet sur Brahms (j’enregistre l’intégralité des œuvres pour piano solo et musique de chambre avec piano de Brahms) et j’ai déjà enregistré les Sonates pour piano et violoncelle avec un ami Slovaque de longue date (Jozef Luptak).

De nouveau avec ma femme, à quatre mains, nous enregistrons une sonate de Brahms, la première version du quintett pour piano et les Variations de Haydn.

Ces œuvres ont été enregistrées sur un piano Steingraeber, pianos sur lesquels j’ai travaillé ces trois dernières années. Ce sont des pianos que j’aime beaucoup ; ils sonnent très bien et font à mon avis partie des meilleurs pianos d’artisans (avec les Fazioli). Ce sont bien sûr des préférences personnelles, mais l’avantage de la marque de Bayreuth vient de toute la recherche et du savoir-faire qu’il y a derrière la fabrication de l’instrument. Ce ne sont pas des Ferrari comme les Fazioli mais ils me conviennent mieux, en tout cas pour mon répertoire.

Qu’est ce qui fait un bon interprète à vos yeux ?

J’aime beaucoup d’interprètes. Bien entendu il y a les maîtres, qui ne sont plus forcément de ce monde, comme Richter ou Gilels. Il y en a d’autres comme le Français Samson François dont je possède quasiment l’intégralité des enregistrements. La liste est longue ! Je pense également à Clara Haskil ou encore Dinu Lipatti.

En ce qui concerne la génération contemporaine, je crois qu’il y a un vrai paradoxe. Je trouve qu’il y a plus de pianistes mais ceux qui se démarquent ne sont pas forcément plus nombreux. Il me semble que le contrôle de l’instrument et la maîtrise technique progressent au détriment de la compréhension de la musique. Je dirais même qu’on recule de ce point de vue-là ! C’est de plus en plus primitif et matérialiste au sens où l’instrument passe avant la musique. Le développement des enregistrements a créé une sorte de mythe de la perfection qui n’existe pas. Les enregistrements à partir des années 60 ont entraîné une recherche de la perfection qui peut en fait s’acquérir grâce au montage en post-production. Du coup, les interprètes ont commencé à essayer de reproduire cette perfection technique lors des représentations au lieu d’introduire toujours plus de musicalité ! L’enregistrement devrait être l’expression du concert, de la performance sur scène, et non l’inverse. La génération qui a suivi a été poussée à favoriser la perfection technique, ce qui a conduit à négliger l’appréhension du contexte, les aspects spirituels de la musique et j’en passe !

Bien entendu, parmi nos contemporains des interprètes comme Maria Joao Pires ou Daniel Barenboim par exemple sont extrêmement sérieux, mais il y en a d’autres que je n’irai pas forcément écouter par ce qu’ils ont moins à m’apporter d’un point de vue musical, spirituel ou humain.

Je pense que tout cela est notamment la conséquence d’une crise culturelle plus large dans laquelle nous sommes entrés depuis 30-40 ans. Le paradoxe, c’est que la chute du mur de Berlin a plutôt aggravé cette crise qui avait commencé avant. Au lieu d’améliorer la situation, je crois que la chute du mur l’a aggravée, non pas uniquement pour le bloc de l’Est mais aussi pour l’Ouest ! Il y avait des mécanismes en place qui permettaient à l’Ouest de concurrencer l’Est. Il existait des fonds qui favorisaient le développement de la culture et de la musique afin de toujours parvenir à dominer l’autre bloc. Mais à la chute du mur, les priorités ont changé, notamment à l’Ouest car il n’y avait plus d’ennemis culturels à abattre. C’est en tout cas mon opinion. Il me semble que beaucoup de changements de politique culturelle ont eu lieu dans les années 90 et je ne crois pas que ce soit le hasard.

Quel genre de musique écoutez-vous ?

J’écoute tout ce qui attise ma curiosité, y compris de la musique contemporaine, même si je ne suis pas un expert du genre.

Pour moi l’expérience de l’écoute est très importante. Beaucoup de musiciens classiques ont un système hi-fi médiocre chez eux ; donc soit ils écoutent de la musique avec une faible qualité de son, soit ils n’en écoutent pas du tout !

J’ai toujours essayé d’avoir un système de qualité produisant un très bon son.

Je collectionne aussi les albums et j’ai des enregistrements assez originaux. Pas uniquement du classique mais aussi du jazz et de l’ethno-jazz ou encore des projets de fusion classique.

Un de mes amis à Londres, Martin Anderson, possède un label (“Tocatta Classics”) qui publie uniquement des œuvres peu connues depuis 10 ans. Ils ont un catalogue d’environ 200 titres. J’enregistre avec eux et le Royal Scottish National dirigé par Emil Tabakov un concerto du compositeur bulgare Dimitar Nenov (1901-1953). Nenov n’est pas très connu mais il mérite d’être enregistré. C’était un artiste complet (et il était également architecte !). Après le coup d’état de Septembre 1944, Nenov fut viré de l’Académie de Musique en raison de ses origines bourgeoises, et tous ses enregistrements furent détruits. C’est une histoire tragique et une approche nihiliste qui a entraîné la destruction quasi-totale de l’œuvre d’un grand artiste bulgare

Si vous pouviez rencontrer trois compositeurs, lesquels choisiriez-vous ?

Le problème, c’est que je ne parle pas allemand… Mais si j’avais un traducteur, je choisirais d’abord Brahms car c’est un des compositeurs que j’aime le plus jouer. Et bien sûr, je serais très intéressé de rencontrer quelqu’un comme Mozart.

Et enfin, j’aurais bien aimé rencontrer Bill Evans que j’aime beaucoup.

Aimez-vous le cinéma ? Pouvez-vous nous recommander des films ?

Je suis très cinéphile. J’ai été un des organisateurs du festival de films bulgares à Londres entre 2003 et 2013. Maintenant que nous avons un enfant, il est plus rare que nous allions au cinéma mais j’aime beaucoup ça, en particulier les vieux films. La France est un de mes pays préférés pour le cinéma. J’ai tous les films de Robert Bresson et Eric Rohmer à la maison.

Par ailleurs, le documentaire sur Richter est à voir absolument.

Je me souviens aussi du film franco-roumain Le Concert que j’avais trouvé amusant. C’est évidemment un film intéressant pour qui a connu l’effondrement de la musique classique dans l’ère post-communiste ou pour qui a joué pendant cette période.

Je pense également à Amadeus de Milos Forman, qui a reçu beaucoup de critiques mais qui reste un film marquant sur la musique classique.

Que diriez-vous à quelqu’un qui ne connaît pas la musique classique ?

Une de mes amies a emmené à un de mes concerts son petit ami qui ne connaît pas vraiment la musique classique. Nous avons joué des sonates de Brahms avec mon ami violoncelliste ainsi que la sonate numéro 3 pour violon et piano. Je ne savais pas s’ il apprécierait le concert mais apparemment il était ravi d’y avoir assisté ! Je pense tout simplement qu’on n’offre pas suffisamment d’occasions aux gens de comprendre ce qu’est la musique classique.

Cela me rappelle une expérience intéressante qui a eu lieu à Rotterdam au moment du salon “Classical :Next”. Pendant la dernière soirée, ils ont organisé une sorte de Rave party avec uniquement de la musique classique. Des danses hongroises de Brahms au Sacre du Printemps de Stravinsky en passant par Petrushka, le Concerto pour piano de Camille St Saens, des Etudes de Chopin ou encore Carmen de Bizet. Les réactions, de musiciens bien sûr mais pas seulement, furent très positives !

Vous faites aussi du vin ?

Oui, j’ai un vignoble. Cela fait 20 ans que je m’intéresse de près au vin. Le contexte en Italie m’a poussé à aimer le vin en tant qu’accompagnement. Lorsque je suis arrivé en Angleterre, j’ai découvert qu’on faisait du vin ailleurs qu’en France et en Italie. J’ai remarqué qu’il existait beaucoup d’amateurs de vin en Bulgarie, et en 2003, j’ai eu l’idée un peu folle d’investir dans un terrain relativement peu cher et d’essayer de faire de la viticulture !

C’est important pour moi car c’est très différent de la musique, malgré quelques similarités. Cela m’aide à garder un certain équilibre et à rester sain mentalement. Dans mon métier, il y a un petit côté obsessionel qu’il est bon de contrebalancer en ayant une autre activité bien distincte.

Où aller si nous voulons vous voir jouer ?

En octobre, nous jouerons à Madrid (en solo et en duo pour présenter notre nouveau label). Puis nous irons nous produire en Bulgarie pour jouer le concerto pour piano de Dimitar Nenov. Ensuite en Pologne pour jouer le concerto pour piano de Tchaïkovski. Au printemps 2016, je jouerai le concerto No 4 de Beethoven en Bulgarie. A confirmer : le concerto de Schnittke, ce qui serait une première au Mexique. Enfin, nous avons une tournée prévue en Mai-Juin 2016 dans huit villes d’Angleterre dont Londres au St Johns Smith Square en juin.

Mais j’aimerais beaucoup venir jouer en France !

Le mot de la fin ?

Les cinq dernières années ont été éprouvantes mais intéressantes. On m’a découvert une Leucémie fin 2009 et j’ai du passer neuf mois à l’hôpital. Cela m’a forcé à faire une pause et à réfléchir. C’est pendant cette période que nous avons décidé de lancer un label avec ma femme. Nous avions des enregistrements disponibles mais nous voulions en contrôler les aspects artistiques et commerciaux. Nous enregistrons maintenant nos interprétations ainsi que celles d’autres artistes. Par exemple, en ce moment, nous travaillons sur un projet avec Dennis Lee, qui fut pour moi un mentor. Il enregistre l’œuvre pour piano de Claude Debussy avec nous et cela devrait sortir à l’automne cette année.

Joyeux anniversaire – Misha Rachlevsky – Orchestre de Chambre du Kremlin

Vendredi, c’est hors-jeu ! Et en ce 27 février nous vous proposons l’écoute de variations de l’un des airs les plus connus au monde, chanté des millions de fois par jour à travers la planète.

A la baguette et à la direction de l’Orchestre de chambre du Kremlin: le chef d’orchestre russe Misha Rachelvsky. Cette vidéo a été enregistrée en 2001 dans la Grande Salle du Conservatoire de Moscou. Les oreilles averties reconnaîtront les styles propres de certains grands compositeurs, notamment de la période romantique !

Les Quatre Saisons – recomposées par Max Richter – L’été, 1er mouvement

Lorsqu’on évoque Vivaldi, ce sont souvent les Quatre Saisons qui viennent à l’esprit. Ces superbes concerti pour violons, composés aux alentours de 1720, sont aujourd’hui tellement connus qu’ils sont souvent considérés soit comme des emblèmes de la musique dite « classique », soit comme des morceaux rabâchés aux oreilles de ceux qui leur préfèrent des oeuvres sacrées comme le sublime Gloria par exemple.
Quoi qu’il en soit, ces oeuvres marquantes en ont inspirées plus d’un, dont le compositeur anglais d’origine allemande Max Richter. Ce compositeur contemporain né en 1966, connu notamment pour ses musiques de films, a suivi une formation classique tout en étant influencé par la musique punk et électronique. En octobre 2012, le Britten Sinfonia à Londres joue la première de sa Recomposition des Quatre Saisons. Le compositeur reconnaît s’être affranchi de 75% de la musique de Vivaldi, mais on retrouve tout de même constamment l’empreinte du prêtre roux dans chacun des mouvements.

L’écoute de l’oeuvre intégrale est recommandée (l’originale comme la recomposition, les deux ayant été enregistrées et publiées par Deutsche Grammophon :)). Mais pour vous donner un aperçu, voici un extrait de la recomposition: le 1er mouvement de l’Eté. Le début du mouvement a été peu retravaillé mais Richter prend plus de liberté pendant le développement. Le violoniste Daniel Hope nous offre une belle interprétation, d’autant plus remarquable qu’il est habitué à jouer le concerto original et qu’il lui a donc fallu réapprendre et savoir jongler entre les deux… on vous laisse imaginer la gymnastique mentale et le doigté qu’il faut pour y parvenir.
Cette oeuvre me semble être l’aboutissement et l’expression d’une grande liberté musicale, qui allie humilité et ambition pour un résultat étonnant peut-être mais qui ne devrait pas vous laisser indifférent. En tous cas, Max Richter avoue lui-même que son souhait était de retomber amoureux de l’oeuvre originale, et qu’il y est parvenu… Bonne écoute !

Le Messie – Georg Friedrich Haendel

Voici un article hors-jeu que l’on doit à la musique de Haendel, compositeur génial dont nous avons eu l’occasion de vous présenter quelques oeuvres par le passé. Son ‘Messie », oratorio composé en 1741, a eu un retentissement énorme et influença de nombreux artistes jusqu’à aujourd’hui. Mozart éprouva même le besoin d’en réorchestrer la partition…

Mais ce qui peut paraître encore plus surprenant, c’est la réappropriation de l’oeuvre par des musiciens beaucoup plus récents. En 1992, un album de gospel intitulé « Haendel’s Messiah, A Soulful Celebration » a été produit, qui reprend une quinzaine de morceaux du Messie, interprétés par des chanteurs plus ou moins connus, comme Tramaine Hawkins ou Stevie Wonder.

Nous vous proposons ici l’écoute de l’air original « O thou that tellest good tidings to Zion » interprété par le contre-ténor allemand Andreas Scholl.

En dessous se trouve une version tirée de l’album de 1992 par Stevie Wonder qui chante a capella…!

John Barry – A Childhood Memory

John Barry est un compositeur anglais (principalement de musique de films), né en 1933 et mort en 2011. Il est connu pour avoir composé notamment les bandes originales de 11 James Bond, mais aussi de Out of Africa ou encore Danse avec les loups.
Son père était projectionniste de films muets et sa mère était pianiste. Il a grandi dans le milieu du cinéma et la musique et il reconnaissait que les moments passés dans les cinémas de son père au nord de l’Angleterre influencèrent ses goûts musicaux et ces centres d’intérêts.
Laissez-vous bercer tranquillement par ces harmonies qui évoquent peut-être ses souvenirs d’enfance!

George Bizet – Symphonie en do majeur

Nous connaissons aujourd’hui le compositeur français Georges Bizet surtout grâce à son grandiose Opéra Carmen, dont nous avons déjà proposé l’écoute de quelques extraits sur ce site.
Mais il serait dommage de s’arrêter à son Opéra phare, car ses oeuvres pour orchestre notamment doivent être écoutées! Sa symphonie en do majeur a été d’ailleurs considérée à l’époque de sa création en 1855 comme un vrai chef-d’oeuvre de l’époque romantique. Gardez à l’esprit que le jeune Georges avait 17 ans lorsqu’il composa la symphonie pendant ses études au Conservatoire. En ce qui concerne l’invention mélodique, le maniement thématique et l’orchestration, c’est remarquable! Voici une interprétation du deuxième mouvement (Andante. Adagio) qui ne manquera pas de vous en convaincre. Il faut espérer que les Conservatoires de France parviennent encore et toujours à former des compositeurs de cette envergure!