Hector Berlioz – Symphonie fantastique – Un bal

Pour commencer la semaine, écoutons aujourd’hui le troisième mouvement de la Symphonie fantastique de Hector Berlioz (1803-1869), mouvement intitulé Un bal . Cette oeuvre monumentale a été écrite en seulement deux mois (février-mars 1830) par un Berlioz en proie à la passion qu’avait provoquée chez lui la belle Harriet Smithson, actrice anglaise qu’il avait vue jouer lors d’une représentation du Hamlet de Shakespeare en 1828. Celle-ci, qui faisait la sourde oreille à ses lettres d’amour récurrentes (envoyées pendant 5 ans!), fut finalement séduite à la suite d’une représentation – mise en place pour elle – de la Symphonie fantastique en 1832. « Berlioz, à la chevelure ébouriffée, jouait les timbales tout en regardant l’actrice d’un visage obsédé et chaque fois que leurs yeux se rencontraient, il frappait encore d’une plus grande vigueur. » (Heinrich Heine). Ils se marièrent finalement en 1833, mariage qui fut un échec et s’acheva sept ans plus tard. Berlioz soutint cependant Harriet jusqu’à la fin de sa vie.

Cette musique romantique raconte vraiment une histoire: on imagine l’artiste arriver dans la salle du bal, dans laquelle résonne une valse (à partir de 0:40). Soudain entre la femme aimée (air plus doux, vers 2:05); tous les regards se jettent sur elle,  l’artiste est hypnotisé. La valse reprend (3:08), la femme aimée danse devant l’assistance…  L’artiste se prend à rêver d’amour avec elle (4:17 à 4:32)… Soudain, la musique se ranime, l’artiste sort de sa rêverie, la cherche des yeux… elle a disparu! Il ne reste plus à celui-ci que le souvenir de cette femme (reprise du thème doux à partir de 5:14)… La valse se termine finalement, laissant l’artiste seul à son désespoir.

Le troisième mouvement de cette Symphonie fantastique est ici interprété par le West Estern Divan Orchestra, sous la direction de Daniel Barenboim, grand pianiste et chef d’orchestre. Barenboim est un fervent militant de la paix au Proche-Orient, et le West Easter Divan Orchestra, orchestre israëlo-arabe, est une belle illustration de son engagement.

Georg Friedrich Haendel – Messie – Alleluia

Je vous propose aujourd’hui d’écouter le célèbre Alleluia du Messie de Haendel. Haendel (1685-1789) est un compositeur allemand, naturalisé anglais par la suite.

Vous remarquerez que les gens sont debout dans la salle. Ce n’est pas pour mieux voir, mais pour respecter la tradition selon laquelle le roi d’Angleterre George II se leva devant la beauté de ce morceau la première fois qu’il l’entendit. Depuis, à chaque concert, l’assistance se lève au moment de l’Alleluia.

Le London Symphony Orchestra est ici dirigé par Sir Colin Davis.

Et si ça vous amuse, voici un flashmob reprenant l’Alleluia du Messie de Haendel, réalisé en novembre dernier dans un centre commercial au Canada:

Piotr Tchaïkovski – Concerto pour violon – 1° mouvement

TchaikovskiAujourd’hui, le premier mouvement du concerto pour violon de Tchaïkovski, compositeur russe du XIX° siècle. Ce concerto romantique est réputé être très difficile à jouer, vous vous en rendrez peut-être compte à l’écoute…

Pour le contexte, c’est après son mariage malheureux avec Antonina Milukova que le compositeur a commencé a travailler ce concerto, ce qui en explique peut-être la teneur mélancolique…

Si vous avez été au cinéma voir  le film Le concert, vous reconnaîtrez sans difficulté ce morceau.

WA Mozart – La Flûte enchantée – In Diesen Heil’gen Hallen

Aujourd’hui, je vous propose d’écouter l’aria de Sarastro dans la Flûte enchantée, In Diesen Heil’gen Hallen (dans ces salles sacrées)
Comme toujours chez Mozart, on est frappé par la magie de l’adéquation entre la musique et les paroles, qui évoquent ici un lieu sacré où règne l’amour entre les hommes.

L’interprétation est de Kurt Moll – célèbre basse allemande – accompagné par le Metropolitan Opera Orchestra dirigé par James Levine.

Pour les paroles, vous les trouverez ici avec la traduction anglaise.

Franz Liszt – Liebestraum N°3

Pour inaugurer lamusiqueclassique.com, je vous propose de commencer avec ce morceau très connu de Franz Liszt: Liebestraum N°3 (signifiant rêve d’amour), interprété par l’un des plus grands pianistes et chefs d’orchestre du XX° siècle, Daniel Barenboim; Liszt est un compositeur romantique, ce qu’illustre bien ce morceau, troisième volet des Liebesträume.

Je vous laisse rêver :-)