Niccolò Paganini – Première Sonate pour violon et guitare

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PaganiniPar Noé Stoat – Audituri Te Salutant!

Aujourd’hui, voici la première sonate pour violon et guitare du virtuose génois, également désignée sous le nom de Centone di Sonate. S’il était extrêmement doué pour jouer de la guitare, Paganini (1782-1840) n’a pas cherché à rendre hommage à l’instrument dans la mesure où elle occupe dans ces sonates un rôle relativement ingrat, se contentant d’accompagner les élucubrations violonistiques typiques de ses compositions. Ces sonates ont été composées en 1820 pour son premier amour, Eleanora Quilici, et à cet égard on traverse bien toutes les émotions successives que peut faire naître ce sentiment : passion ensorcelante, exaltation incandescente (Allegro Maestoso, 1:00) et  soupirs langoureux (2:00), effervescence chantant à tue-tête (Rondoncino, 4:27) pour terminer sur une conclusion enragée. Pour explorer tous ces sentiments Paganini déploie toute sa palette technique notamment dans le jeu de l’archet, fondamental pour la dynamique du morceau, mais aussi en usant des pizzicati (dont l’usage soudain ne déteint pas avec le jeu d’archet, ce qui illustre l’importance de ce dernier) dans le Rondoncino, sans jamais se départir d’un tempo endiablé.

Au-delà des déchaînements passionnels cette sonate est très représentative du courant romantique et de l’influence qu’a eu Paganini sur des compositeurs tels que Liszt ou Schumann d’un point de vue de la virtuosité, élément caractéristique de la musique de Paganini.