Lang Lang, père et fils – Horse

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

Ce soir, c’est le Nouvel An chinois : le dragon tire sa révérence et fait entrer en scène le serpent, qui symbolise en Orient l’élégance, le mystère et la beauté (pas grand chose à avoir avec le tentateur biblique :P ). Pour cette occasion, nous vous proposons une vidéo assez singulière, qui vous met dans l’ambiance : celle d’un Concert des Proms (festival de musique classique en Grande-Bretagne) où Lang Lang accompagne son père sur une musique traditionnelle chinoise, modestement traduite par « Horse » ou « Galop ».

Lang Guoren, le père, tient dans ses mains un instrument typiquement asiatique, le Erhu, aussi appelé le « violon chinois ». L’apparence de l’instrument est plutôt fruste : il comporte deux cordes (le « Er » qui signifie « deux »), sa caisse de résonance en bois est recouverte d’une peau de serpent (pure coïncidence !) et son origine est très certainement mongole (le « Hu » signifie qu’il ne s’agit pas d’une invention des Han). Il n’empêche, le Erhu demeure plutôt populaire en Asie du Sud-Est et il n’est pas rare de le croiser dans les orchestres traditionnels de l’Opéra de Pékin.

En regardant ce duo atypique, il n’est pas difficile de remarquer une grande complicité entre Lang Lang et son père, tous deux visiblement très doués sur leurs instruments respectifs; pourtant Dieu sait que la relation père-fils n’a pas toujours été tendre. Lang Lang décrit souvent son enfance en Chine comme rythmée par l’autoritarisme paternel, mais reconnaît que c’est à cela qu’il doit son succès d’être le pianiste le plus flamboyant du moment. Si bien que cette rencontre au sommet entre le virtuose international et son mentor recèle d’une réelle beauté… sans parler du morceau très technique qui a nécessité une réelle dextérité de la part de M. Lang !

Bonne année du serpent à tous ! Une petite pensée pour Geoffroy qui a l’opportunité de la vivre de très près ;-)