Gerald Finzi – Concerto pour clarinette

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FinziPar Marc Leblanc – Audituri Te Salutant!

Quand on parle de Concerto pour Clarinette, on pense souvent à Mozart, voire à Christian Morin. Plus rarement à Gerald Finzi, pourtant une autre référence incontournable du chalumeau.
Finzi est un compositeur britannique du début du XXème siècle passionné par la poésie et la culture des pommes, dont il a même sauvé plusieurs variétés. Son enfance fut parsemée d’évènements douloureux  -des pépins dirait-on- tels la mort de son père, de son ami, de trois de ses frères à la guerre. En outre les poètes dont il met les oeuvres en musique abordent une thématique qui lui est chère, celle de l’enfance innocente corrompue par le monde adulte. Finzi incorpore ainsi dans ses oeuvre un ton élégiaque qui le caractérise.
Son parcours jalonné de rencontres avec Gustav Holst, Ralph Vaughan Williams et d’autres amateurs de compote lui permet de gagner en notoriété dans le paysage musical anglais et d’affirmer son style personnel. C’est en 1959 qu’il compose son concerto pour clarinette, son oeuvre la plus appréciée aujourd’hui. Il est composé de 3 mouvements, empreints de lyrisme et d’un charme contagieux.
Je vous laisse commencer avec l’Allegro vigoroso, qui, même s’il débute de manière assez sombre, laisse la sensualité s’exprimer dès que la clarinette entre en piste et jusqu’à la dernière seconde. Si vous voulez découvrir la suite, passez à l’Adagio ma senza rigore à 7’50 » et enfin à l’Allegro vigoroso à 19’34.
Un morceau idéal pour se détendre, calé dans un fauteuil et l’esprit divaguant dans un verger en fleurs (le verre de Calva en plus est facultatif mais tout autant apprécié !).