Gabriel Fauré – Au bord de l’eau

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Ce soir, une pièce pour piano et voix qui pourrait servir de berceuse, parfaite pour s’endormir en tout cas. Des paroles belles et romantiques, et une mélodie digne de Fauré, spécialiste en la matière. Une musique de plus que l’on peut écouter en boucle en rêvant d’amour et d’eau fraîche !

Voici une interprétation du célèbre chanteur classique françairs : Gérard Souzay.

Bonne nuit :)

  • enniop

    merci de ce petit bijou !

    je ne savais pas que j’aimerais tant écouter,réécouter, encore et encore cette merveilleuse mélodie !

    peut-être la qualité du texte y participe un peu ?

    René-François SULLY PRUDHOMME (1839-1907)

    Au bord de l’eau

    S’asseoir tous deux au bord d’un flot qui passe,
    Le voir passer ;
    Tous deux, s’il glisse un nuage en l’espace,
    Le voir glisser ;
    A l’horizon, s’il fume un toit de chaume,
    Le voir fumer ;
    Aux alentours, si quelque fleur embaume,
    S’en embaumer ;
    Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
    Tente, y goûter ;
    Si quelque oiseau, dans les bois qui l’écoutent,
    Chante, écouter…
    Entendre au pied du saule où l’eau murmure
    L’eau murmurer ;
    Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
    Le temps durer ;
    Mais n’apportant de passion profonde
    Qu’à s’adorer ;
    Sans nul souci des querelles du monde,
    Les ignorer ;
    Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse,
    Sans se lasser,
    Sentir l’amour, devant tout ce qui passe,
    Ne point passer !

    source :

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/rene_francois_sully_prudhomme/au_bord_de_l_eau.html

  • enniop

    pour être plus précis encore :

    Au bord de l’eau

    S’asseoir tous deux au bord [d’un](1)
    flot qui passe,
    Le voir passer ;
    Tous deux, s’il glisse un nuage en
    l’espace,
    Le voir glisser ;
    À l’horizon, s’il fume un toit de
    chaume,
    fumer ;
    Aux alentours si quelque fleur embaume,
    S’en embaumer ;
    [Si quelque fruit, où les abeilles
    goûtent,
    Tente, y goûter ;
    Si quelque oiseau, dans les bois qui
    l’écoutent,
    Chante, écouter…](2)
    Entendre au pied du saule où l’eau
    murmure
    L’eau murmurer ;
    Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
    Le temps durer ;
    Mais n’apportant de passion profonde
    Qu’à s’adorer,
    Sans nul souci des querelles du monde,
    Les ignorer ;
    Et seuls, [heureux](3)
    devant tout ce qui lasse,
    Sans se lasser,
    Sentir l’amour, devant tout ce qui
    passe,
    Ne point passer!

    (1) Fauré: « du »
    (2) Omis de Fauré
    (3) Fauré: « tous deux »

    source : http://www.recmusic.org/lieder/get_text.html?TextId=15474

  • Anne Tallec

    ravissant