Felix Mendelssohn – Romance sans paroles Op.38 n°2

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mendelssohnRetour à Mendelssohn aujourd’hui avec une superbe romance sans paroles, très joliment interprétée par Daniel Barenboim, quoique le tempo soit un peu rapide à mon goût (le compositeur avait inscrit « Allegro non troppo« !). Derrière ses airs joyeux, ce morceau exprime, selon moi, une réelle tristesse et la nostalgie d’une époque révolue. D’ailleurs, en cherchant le titre exacte du morceau, j’ai noté que Mendelssohn l’avait nommé « Bonheur perdu »…

Les premières phrases se répondent et évoquent comme un souvenir vague et global, une tentation de se replonger dans le passé. Ces phrases se terminent par une reprise, comme pour marquer cette hésitation de refaire surgir le souvenir douloureux d’un passé qui ne reviendra pas, de revivre une fois cette expérience à travers des images et des sentiments conservés par l’esprit et le coeur. Puis l’on s’y plonge, avec réserve au début, puis de plus en plus fatalement, avec un crescendo désespéré de 1’20 à 1’30. Les dernières notes, répétitives, sont un retour au calme après la tempête, un bonheur désabusé, vain et passager de souvenirs heureux ravivés. On comprend pourquoi la romance est sans paroles !

Bonne soirée à tous !