Piotr Tchaikovski – Marche slave

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

TchaikovskiRetrouvons ce soir le génial Tchaikovski, avec cette marche slave, dont les accents orientalisants vous feront peut-être penser au dessin animé Aladdin! Allez savoir pourquoi, c’est en tout cas la première chose qui m’est passée par la tête lorsque j’ai découvert ce morceau… Pourtant, le thème d’ouverture qui avait produit sur moi cet effet est issu d’une chanson du folklore serbe : Sunce jarko, ne sijaš jednako (ce qui signifie « Soleil éclatant, tu ne brilles pas de la même manière pour tous »… ).

Cette marche a été composée en l’honneur des soldats serbes, aux côtés desquels les soldats russes ont combattu lors de leur guerre contre la Turquie (1877-78), et ce premier thème qui va revenir de manière récurrente, évoquerait l’oppression des serbes par les turcs… Mais ce sentiment d’oppression va vite se transformer en colère, et il est difficile de ne pas être saisi par la puissance qui se dégage de ce morceau!

On pourra repérer à partir de 6:44 un développement autour de l’hymne « Dieu protège le Tsar », qui était alors l’hymne national (et le demeurera jusqu’ en 1917), et sur lequel s’achève ce morceau, mettant à l’honneur la patrie de Tchaikovski, venue prêter main-forte aux serbes… Le compositeur réitérera plus tard dans son Ouverture Solennelle 1812 (que nous vous avions déjà présentée… Prêtez l’oreille à 3:15 dans la vidéo du finale de l’Ouverture Solennelle 1812)

C’est le chef d’orchestre Mikhail Pletnev qui dirige ici l’Orchestre national de Russie, qu’il a lui-même fondé en 1990 – premier orchestre indépendant du pouvoir, grâce à la mise en place de la Perestroïka…