Max Bruch – Concerto pour violon n°1 en Sol mineur

Max BruchPar Julie T. Tran – Audituri Te Salutant!

Ceci est une traduction de mon cru, pardonnez les erreurs éventuelles… L’original en anglais se trouve sous la vidéo! This a translation that I did myself, so please forgive the possible mistakes… The original version can be found under the video.

Max Bruch (né Max Christian Friedrich Bruch, 1838-1920) fut un compositeur et chef d’orchestre romantique allemand. Il a laissé plus de 200 oeuvres, dont 3 concertos pour violon, parmi lesquels celui-ci, le premier, est sans doute le plus connu. On dit qu’il mit 3 ans à écrire ce morceau et qu’il le termina en 1866, avec l’aide d’un des plus célèbres violonistes de son temps: Joseph Joachim.

Ce concerto se compose de 3 mouvements:

1/ Prélude: Allegro Moderato

2/Adagio

3/ Finale: Allegro Energico

De maintes façons, Bruch a cassé la forme traditionnelle du concerto. Le premier mouvement est fluidement rattaché au second, d’une manière qui fait de ce second mouvement le plus important des trois. Cette technique a été aussi utilisée par Mendelssohn dans son concerto pour violon en mi mineur (aussi l’un de mes préférés :-) ), ce qui permet à l’auditeur d’être directement captivé par le second mouvement, sans pause. Le 1er  mouvement possède deux cadences, là où la tradition est de proposer une seule cadence durant laquelle le soliste peut improviser et jouer plus librement.

Ecouter ce concerto, c’est faire un voyage onirique dans le monde des romances du XIX° siècle. Des chefs-d’oeuvre de Jane Austen « Raison et Sentiment » ou « Orgueil et préjugés », au fameux roman « Jane Eyre » de Charlotte Brontë. Une époque où être un gentleman relevait davantage de la norme que de la perle rare. Une époque où une femme, quelque soit ses désirs d’indépendance, finissait toujours par dévoiler sa féminité, sa nature profonde, et se rendait à l’amour d’un homme. Une époque où le « Prince » gagnait systématiquement sa « Princesse » à la fin, nonobstant les barrières sociales, les obstacles et autres douleurs à traverser. Mais bien entendu, le bonheur ne dure que jusqu’à la fin du livre ou du film, de même qu’il faut revenir à la réalité à la fin du concerto, en comprenant qu’il est temps de se réveiller grâce à l’accélération de l’orchestre qui joue toujours plus haut et fort à mesure qu’on s’approche de la in du 3° mouvement. Néanmoins, que le rêve était beau tant qu’il durait…

Un jour, j’ai assisté au concert d’un quatuor à cordes qui jouait les Quatre Saisons de Vivaldi dans un musée. Juste derrière les artistes, il y avait une baie vitrée qui plongeait le regard de l’auditoire sur un fjord baigné par les rayons d’un soleil couchant.  Ce moment fut mon expérience de « concert classique » la plus inoubliable… Je crois que je rêve de vivre la même expérience avec ce concerto. Parce que chaque note de cet adagio me donne une leçon de vie fondamentale. La vie peut être rapide, folle, elle peut être d’humeur « Allegro », « Moderato » ou encore « Energico ». Mais je la trouve la plus à son avantage lorsqu’elle est un Adagio où tout semble s’arrêter. Un instant, une note. De même qu’on ne peut prendre plusieurs inspirations en même temps. Et le vibrato sur chaque note accompagnerait à merveille les vagues subtiles des eaux du fjord. C’est une beauté simple. Simple mais profonde. Exactement comme cet Adagio.

Max Bruch (born as Max Christian Friedrich Bruch, 1838-1920) was a German Romantic composer and conductor. He has written over 200 works, including three violin concertos, with Concerto No. 1 in G minor as the most famous one. It is believed that he used 3 years to write the concerto and completed it in 1866, with some helps from one of the most famous violinists at that time, Joseph Joachim.

The Concerto has three movements:
1)Prelude: Allegro Moderato
2) Adagio
3) Final: Allegro Energico

In many ways Bruch broke the traditional form for concerto. The first movement was linked smoothly to the second movement, Adagio, making the second movement to be the most important one. This technique was also used previously by Mendelssohn in his violin concerto in E minor, (another favorite of mine:-)) allowing the listener to be taken directly into the second movement without any break. The first movement also had 2 short cadenzas, broken away from the tradition of one long cadenza where the soloist could improvise and play more freely.

Listen to the Concerto is just like being on a fantasy journey into a world of romance in the 19th century. From Jane Austen’s “Sense and Sensibility” or “ Pride and Prejudice” to the famous novel “Jane Eyre” of Charlotte Bronté. A time where being a gentleman was almost like a norm and not a scarcity. A time where a woman; regardless how independent she wished to be, always ended up showing her most feminine side, her true self, and surrendered to the love of a man. A time where the “Prince” always get his “Princess” at the end, regardless of the social barriers, obstacles or whatever pain that they had experienced. But of course, the happiness lasts only until the end of the book or the movie, just as one may get back to the reality at the end of the Concerto, realizing that now it’s time to wake up, as the orchestra gets faster, higher and louder at the end of the third movement. But nevertheless, the fantasy was beautiful while it lasted.

I once experienced a String Quartets playing Vivaldi’s Four Seasons in a museum, and behind the Quartets was a big glass wall where the audience could look out to the fjord with the most beautiful sunset. That was my most magical classical concert so far. Somehow, I wish I could experience the same setting with this Concerto. Because every note from the Adagio teaches me an important lesson of life. Life can go fast and crazy, in a mood of Allegro Moderato or Energico, but I find it most beautiful when life is in an Adagio mode where everything seems to stand still. One note at a time. Just like we can only take one breath at a time, fully be present in each moment. And the vibrato on each note would match perfectly to the subtle waves of the water of the fjord. It’s a simple beauty. Simple but deep, just like the Adagio.

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