Henry Charles Litolff – Concerto symphonique N°4 – Scherzo

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LitolffPar Marc Leblanc – Audituri Te Salutant!

Toutes ces journées passées à regarder la pluie tomber derrière les fenêtres (note: article écrit avant les vacances) ne vous donnent-elles pas une âme romantique ? Le moment ne pouvait pas être plus approprié pour découvrir une parcelle de l’oeuvre de Henry Charles Litolff, un pianiste virtuose anglais, compositeur, et éditeur de musique. Il était le fruit d’un mélange assez exotique puisque né à Londres d’une mère écossaise et d’un père alsacien (bonjour l’accent !).
Sa vie aventureuse explique ses inspirations romantiques : amoureux d’une jeune fille à 17 ans dont les parents lui refusent la main, il l’enlève et part vivre en France. Ses autres pérégrinations le conduisent en prison dont il parvient à s’echapper en soudoyant le geolier. Mais il quitte vite son air de repris de justice puisqu’à son retour a Paris il devient directeur du théâtre du Chatelet, où il peut faire jouer ses propres compositions.
La seule qui est couramment jouée de nos jours est le Scherzo pour piano et orchestre, tiré du Concerto symphonique n° 4 en ré mineur, op. 102, qu’il a composé en 1852 à Brunswick en Allemagne.
Je vous laisse apprécier la légèreté des notes qui virevoltent à grand renfort de triangle, poussées tour à tour par les flûtes et les violons.
Il faut dire en revanche que son côté romantico-exotique ne l’a pas accompagné jusque dans la tombe puisque sa dépouille repose à… Bois Colombes (dans le 9-2 quoi !).