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Felix Mendelssohn – Symphonie n°4 en La majeur « Italienne » – Allegro vivace

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Et voilà, ces deux mois de vacances sont désormais chose révolue ! Retour au bercail, et les choses sérieuses recommencent… Mais le souvenir de vos délicieux instants d’oisiveté passés à vous prélasser au soleil vous hante toujours ? Pas de panique, nous vous proposons aujourd’hui un morceau exotique qui va vous remettre d’aplomb tout en vous faisant planer jusque dans les vertes contrées italiennes !

Revisitons pour cela Felix Mendelssohn (1809-1847) et son génie à l’origine de sa 4e Symphonie, surnommée l’« Italienne ». A l’âge de 20 ans, en 1829, le jeune compositeur, issu d’un milieu très aisé – son père est un banquier prospère, son grand-père un célèbre philosophe des Lumières allemandes –  a l’immense chance de pouvoir faire un voyage à travers l’Europe. Cette période lui sera extrêmement féconde puisque ses multiples destinations lui inspirent deux symphonies : la 3e dite « l’Ecossaise » et la 4e, « l’Italienne ». A travers son périple dans les campagnes italiennes, Mendelssohn découvre la tarentelle et la saltarelle qui marquent son esprit par l’enjouement que ces danses populaires lui inspirent.

Ecoutez donc ce premier mouvement, de tempo Allegro vivace : il démarre sur les chapeaux de roue, avec un thème brillant, chantant, qui dénote l’accueil chaleureux dont il a bénéficié lors de sa visite des campagnes romaines. Le morceau en lui-même suit une forme sonate, c’est-à-dire qui propose dans un premier temps une Exposition (présentant aux cordes un thème A, puis un thème B dominé par les vents), puis un Développement reprenant les thèmes mais en les enjolivant savamment. Puis, une Réexposition remet en avant les thèmes de l’Exposition, et une Coda rayonnante conclut ce premier mouvement. Cela dit, en auditeurs attentifs, vous avez certainement repéré l’existence d’un thème C, qui arrive plutôt tard, et qui est introduit très furtivement par les seconds violons pour connaître un épanouissement grâce aux vents et enfin aux premiers violons. C’est toute l’originalité de Mendelssohn, un des premiers compositeurs romantiques, qui cherche à briser des règles de composition jusque là très rigides.

Voilà donc une petite introduction à cette magnifique symphonie dont nous vous reparlerons sous peu, notamment pour son 4e Mouvement ! En attendant, nous vous souhaitons à toutes et à tous une excellente rentrée !