Antonin Dvorak – Le Calme de la Forêt (Waldesruhe)

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DvorakPar Henri Y.Q. – Audituri Te Salutant!

Imaginez vous dans les bois : vous vous échappez de toute réalité anthropique pour errer sans direction précise, vous humez les délicates senteurs d’une nature luxuriante, vous vous délectez de l’apaisement dans votre solitude où vous vous retrouvez seul avec votre conscience et vous-mêmes… Vous n’y arrivez pas ? La cacophonie incessante des villes vous en empêche ? Comme c’est triste. Pour y remédier je vous encourage à relire les Rêveries du Promeneur solitaire, ou, si le temps venait à vous manquer, à vous attarder sur le morceau suivant.

Ce morceau, c’est le « Waldesruhe », tiré des Légendes de la Forêt de Bohême, d’Antonin Dvorak, dont la réputation auprès du grand public n’est plus à faire, notamment grâce à la Symphonie du Nouveau Monde, œuvre monumentale aujourd’hui jouée et rejouée à toutes les sauces, dans tous les conservatoires de musique de France, de Navarre et du reste monde. D’ailleurs, vous vous souvenez du dernier mouvement de cette symphonie, où la musique agitée mime l’inquiétude, la nervosité de l’immigré débarquant à New York, de surcroît subjugué par ces immenses buildings érigés en ce début de XXe siècle ? Ça tombe bien : ici, vous avez exactement l’inverse. Dans ce morceau, tout n’est que calme, quiétude, sérénité. Ce morceau, c’est la traduction du ressenti de Dvorak qui erre, sans but, dans une forêt qu’il connaît bien mais dont la majesté des bouleaux millénaires et l’étincellement du soleil déversant sa lueur sur les clairières continuent de le subjuguer.

Je vous offre ici 7 minutes. 7 minutes pour vous délecter des phrasés suaves d’un morceau non moins langoureux, mené à la perfection par le légendaire Yo Yo Ma au violoncelle et le grand Seiji Ozawa à la baguette. 7 minutes pour vous évader de la cacophonie urbaine et du bourdonnement des autres hommes qui vous insupportent, je n’en doute pas. 7 minutes pour vous transporter dans la vaste forêt de Bohême, matrice de moult contes et légendes qui ont, jadis, bercé l’enfance de Dvorak.

  • B Trebi

    I love it!

  • Pascal

    Le vin est (très) bon et le calme de la forêt, merveilleux.
    Lisez, si vous le souhaitez, « Walden ou la vie dans les bois » de HD Thoreau…
    A la santé de Dvorak !