WA Mozart – Plaisanterie musicale

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Wolfgang Amadeus MozartWolfgang savait s’amuser, ce que dépeint très bien le film de Milos Forman… Ainsi, il composa cette plaisanterie musicale, dans le but de se moquer des médiocres compositeurs de son temps, qui ne l’atteignaient pas à la cheville… Ce n’est peut-être pas très humble de sa part, mais c’est sans doute assez vrai – et surtout assez drôle!

Mozart essaie donc d’être le plus lourd possible, et on s’en rend compte très facilement… Le plus comique étant sans doute les toutes dernière notes, dignes de certains des morceaux de musique moderne les plus inaudibles d’aujourd’hui… Mozart, précurseur!

  • Landan

    J’ai toujours été fasciné, depuis que j’ai appris à connaître l’oeuvre de Mozart, par le traitement que le compositeur faisait des cuivres et notamment des Cors dans les oeuvres pour grand et petit orchestre. Ici, mon sentiment est le même et régulièrement dans cette Plaisanterie (que je ne connaissais pas d’ailleurs, merci pour la découverte ^^) on entend les Cors avoir un traitement bien particulier. Certaines parties du Menuet, par exemple, ou les trémolos du Presto sont bien représentatifs de ce que je pense.

    Cette Plaisanterie est en tout cas bien réussie, de la part de Mozart, un peu arrogante, mais justifiée je pense. Il réussit tellement bien son coup que l’on ne reconnait plus Mozart, il n’y a pas les mêmes mécanismes d’écriture que pour d’autres oeuvres, comme la Quarantième symphonie, ou quelques sonates, ou Mozart aime articuler ses mélodies par volutes et petites formules, groupetto de notes… Je me suis bien amusé en écoutant, en tout cas. Ah, et ces derniers accords, dernière pique avant de se quitter, bien involontairement, j’ai explosé de rire ^^ ».

  • Lulu

    Saviez vous que ce morceau n’avait pas seulement suscité l’intérêt de musicologues mais aussi de scientifiques? Selon leurs études, il se pourrait que cet oeuvre ne soit non pas un parodie mais « une sorte de requiem » en l’hommage de son étourneau mort une semaine avant l’achèvement du morceau. En effet « on sait aujourd’hui qu’Une plaisanterie musicale fut composée par fragments, au cours des tois ans pendant lesquels Mozart vécut avec son oiseau. »
    Vous pouvez vous renseigner à ce sujet grace aux travaux d’Andrew King et de Meredith West.