Georges Bizet – Carmen – Scène finale

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

CarmenRetrouvons ce soir Elina Garanča et Roberto Alagna, dans le rôle de Carmen et Don José… Nous sommes ici à la fin de l’opéra, et pour résumer très grossièrement, Carmen avait plaqué José pour suivre Don Escamillo, le beau toréador… Et au moment des fêtes de Séville, alors qu’Escamillo s’occupe du taureau dans l’arène (juste derrière, ici), José revient pour tenter de récupérer Carmen… Celle-ci apprend que José est dans le coin, et décide d’aller à sa rencontre, sachant pertinemment le risque qu’elle court, car  José est fou d’amour, et ne supporte pas que Carmen ne l’aime plus…

Dès le tout début, on sent que ça risque de mal se terminer: la musique festive est interrompue par une sombre descente, à trois reprises, pour laisser place au sinistre thème de 0:26… José apparaît changé, on croît qu’il demande pardon, on imagine qu’il va passer à autre chose… Mais non, il repart sur son idée fixe, en chantant qu’ils vont « tous deux commencer une autre vie »… Carmen, qui ne manque pas de courage, lui annonce sèchement que tout est fini… José tente alors de la « sauver », dans une très belle mélodie… Mais Carmen reste ferme…

A 4:27, la musique devient encore plus dramatique… José commence à comprendre qu’il ne retrouvera plus l’amour tant espéré… Les cordes à l’unisson derrière lui à 5:10 accentuent encore la tension dramatique… Carmen commence à comprendre également que tout est bientôt fini pour elle, mais ne recule pas: « Libre elle est née, libre elle mourra »…

Et tandis qu’Escamillo se charge du taureau dans l’arène, c’est José qui, fou de jalousie, s’apprête à mettre fin à la vie de Carmen… A 7:49, le thème funeste qu’on avait entendu dans la deuxième partie du prélude retentit… Et la dernière provocation de Carmen, qui jette une bague que José lui avait donnée, signe son arrêt de mort. Sur les vivats que la foule lance au Toréador, Carmen s’éteint…