Christoph Willibald Glück – Don Juan – Danse des Spectres et des Furies

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Christoph Willibald GlückPar Paul-Louis Andres – Audituri Te Salutant!

Un coup d’œil aujourd’hui sur un passage plutôt méconnu de l’œuvre de Glück.

D’abord parce que ce Don Juan ou le Festin de Pierre est presque contemporain de l’opéra italien d’un certain Mozart, don Giovanni. Et avouons le, le Don Juan de Glück n’est pas la merveille de son contemporain autrichien.

Il n’empêche que ce ballet inspiré de la pièce de Molière est plus que remarquable, notamment pour les morceaux finaux de cette œuvre qui en compte trente, et qui illustrent le Souper chez le Commandeur et, surtout, la Mort de Don Juan.

Arrêtons-nous sur cette mort, et la Danse des Furies qui accompagne l’engloutissement éternel du séducteur, en attendant un calme final tellement surprenant, mais si rassurant, le calme qui vient après la justice divine.

Il y a comme un goût de Quatre Saisons et d’orage d’été dans les saccades obstinées des cordes soulignées par le clavecin et des violoncelles très vivaldiens. Le tout enveloppé par la majesté un peu pincée des cuivres qui peignent la grandeur du Juge, du créateur, face au refus froid de Don Juan de se repentir.

Un combat bref, perdu d’avance, qui va toucher au romantisme au plus fort de l’acte, mais meurt dans le calme d’une cadence classique.

Place au châtiment !

NB : Pour ceux qui utilisent Spotify, l’intégralité de l’œuvre (version remarquable de JE Gardiner) est disponible sur ce service :  http://open.spotify.com/album/5hEG7HV7w5ddrg7g7NeAim