Hector Berlioz – Harold en Italie – 1° mouvement: Harold aux montagnes

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Hector BerliozRevenons à Hector Berlioz que nous avions un peu délaissé récemment, pour vous présenter sa symphonie Harold en Italie. Composée sur une suggestion de Paganini à Berlioz d’écrire une oeuvre pour alto, le maître italien fut pourtant déçu à la découverte du premier mouvement de l’oeuvre, car elle ne demandait pas des qualités d’immense virtuose… Cependant, l’entendant pour la première fois quelques années après, peu avant de mourir, Paganini reconnut devant le compositeur la grandeur de l’oeuvre…

Harold en Italie est inspiré des pérégrinations du compositeur en Italie, dans sa jeunesse, grâce à l’obtention de son prix de Rome. Dans ses Mémoires, il évoque cette oeuvre en ces termes:

J’imaginai d’écrire pour l’orchestre une suite de scènes, auxquelles l’alto solo se trouverait mêlé comme un personnage plus ou moins actif conservant toujours son caractère propre; je voulus faire de l’alto, en le plaçant au milieu des poétiques souvenirs que m’avaient laissés mes pérégrinations dans les Abruzzes, une sorte de rêveur mélancolique dans le genre du Childe-Harold de Byron. De là le titre de la symphonie: Harold en Italie. Ainsi que dans la Symphonie fantastique, un thème principal (le premier chant de l’alto), se reproduit dans l’œuvre entière; mais avec cette différence que le thème de la Symphonie fantastique, « l’idée fixe », s’interpose obstinément comme une idée passionnée épisodique au milieu de scènes qui lui sont étrangères et leur font diversion, tandis que le chant d’Harold se superpose aux autres chants de l’orchestre, avec lesquels il contraste par son mouvement et son caractère, sans en interrompre le développement.

Le premier mouvement d’Harold en Italie est ici interprété sous la direction de Leonard Bernstein. On peut imaginer Berlioz impressionné par les grandes montagnes vers 2:07…