Francis Poulenc – Dialogues des carmélites – scène finale

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Francis PoulencPar Camille Steiblen – Audituri Te Salutant!

Non il n’y a pas que Carmen au répertoire de l’opéra francais! Dialogues des Carmélites est un opéra de Francis Poulenc (1899-1963), sur le livret de la pièce éponyme de G. Bernanos, créé à la Scala de Milan en janvier 1957 (version italienne) puis à Paris en juin 1957. L’action se déroule au couvent des carmélites de Compiègne, au début de la Révolution française. L’héroïne est une jeune aristocrate, Blanche de la Force, qui vient d’entrer au Couvent à la fois par fuite et par besoin de dépassement de soi. L’argument de Dialogues des carmélites est construit sur le contraste entre la communauté des femmes cloîtrées, et les hommes qui s’affrontent à l’extérieur, dans le cadre de la Révolution française; et sur le contraste entre la mort de la Mère Supérieure qui a eu une vie admirable et une Foi solide, mais qui pendant son agonie est en proie à de grands doutes, et la mort de Blanche, qui est entrée au Couvent par peur, mais qui après de longues hésitations meurt de facon déterminée et héroique. L’histoire est particulièrement poignante car une aventure individuelle et un destin collectif s’enchevètrent pendant les trois actes, jusqu’à se confondre au dernier tableau, dans une admirable scène où se superposent le chœur de la foule et les voix des religieuses chantant le Salve Regina, voix qui s’éteignent une à une sous les coups de la guillotine. La voici…

(Pour la petite histoire, Francis Poulenc est le fils d’un des fondateurs de Rhône Poulenc!)