George Gershwin – Rhapsody in Blue

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Par Joe Dufresne – Audituri Te Salutant!

George GershwinC’est un morceau bien moderne et pour autant bien connu que je vous présente aujourd’hui. George Gershwin (né Gershowitz, le changement de nom étant courant chez les immigrés d’Europe de l’Est et ce jusqu’à la fin des années 30) voit le monde à Brooklyn dans une famille juive d’origine russe. Montrant une appétence pour la musique et le piano dès l’age de dix ans, ce qui est tard pour un virtuose, il est engagé dès l’age de quinze ans comme « song-plugger » (interprètes rattachés aux éditeurs de musique de l’époque, qui avaient pour mission de faire la démonstration d’une partition pour les acheteurs potentiels)  dans la célèbre Tin Pan Alley de New York. Evoluant dans le jazz et dans la musique populaire, genres dans lesquels on retrouve ses premières œuvres, c’est en 1924 (à 26 ans) qu’il compose Rhapsody in Blue, sa première œuvre considérée comme classique, même si celle-ci est plutôt un hybride classique-jazz. Désormais reconnu après cette incontestable vitrine de son talent, Gershwin passera sa vie artistique entre ces deux genres, nous donnant le célèbre opéra américain Porgy&Bess, travaillant par la suite pour Hollywood, où il trouvera la mort jeune, à 38 ans.

Plus marqué jazz, ce morceau trouve toutefois sa place sur ce blog par l’immense travail orchestral et des passages appartenant résolument au classique.

Notons tout d’abord que ce morceau répond à une commande de concerto de jazz pour piano. Celle-ci fut émise par Paul Whiteman, chef d’orchestre qui expérimentait avec le jazz et d’autres styles de musique.  A l’opposé d’un concerto et de ses trois parties distinctes, une rhapsodie est constituée d’un seul mouvement prolongé. Le reste y est: un instrument mis à l’honneur avec un accompagnement orchestral.

Le début est très célèbre, un trille suivi d’un legato de 17 notes pour clarinette. Ce legato devenu glissando est l’idée du clarinettiste d’origine, donnant ce son si particulier et reconnaissable que GG a inscrit dans la partition finale. Le reste fait constamment le voyage entre solos de piano intenses et rythmés et de mouvements orchestraux lents, riches et amples. Les contrastes de style, de texture et de couleur musicale ainsi que l’exubérance quasi-cyclothymique (cf. par exemple 0:09 de la deuxième partie) de l’émotion dépeinte dans cette rhapsodie, démontrent les talents d’innovation rythmique et d’inspiration mélodique incontestables du compositeur.

Je vous présente donc cette interprétation par Leonard Bernstein. Une rencontre de deux grands musiciens américains, de deux monstres sacrés de Broadway, de deux figures édifiantes du classique et du jazz du 20e siècle et de deux pianistes-compositeurs de génie. Savourez.

  • Silvana Bergonzi

    Bonjour, Je suis l’attachu00e9e de Presse de Mady Mesplu00e9 qui vient d’u00e9crire un livre ou00f9 elle revient sur sa longue carriu00e8re.nElle sera u00e0 Paris du 8 au 14 Mars.nSeriez vous intu00e9ressu00e9e pour la rencontrer?nSilvana

  • Luciole

    whouaw!!!!! ;)

  • Luce Roseiro

    Je dois faire un devoir maison sur lui et son courant artistique et son époque c’est bien de la musique classique et du jazz du 20e siècle? 

    Devoir à rendre le 7 novembre 2011.

    Merci de me répondre en commentaire.

    • Alex

      Oui on peut dire ça! cf. 2ème paragraphe

  • ParEil

    Do I have to make a duty house on him and its artistic current and its time is it well of the classical music and the jazz of the 20th century? 

    To have to return on November 7th, 2011.