Henry Purcell – King Arthur – Your Hay

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320 ans après la composition du semi-opéra de Purcell (1659-1695) King Arthur, nous vous proposons d’en écouter l’interprétation d’un extrait par les English Baroque Soloists dirigé par John Eliot Gardiner (la première version publiée sur ce blog présentait une interprétation de Mark et Alfred Deller, mais fut malheureusement retirée de Youtube récemment…)

Pour l’anecdocte, l’œuvre fut donnée pour la première fois en 1961 seulement au Theâtre Dorset Garden de Londres! Et pour ceux que cela intéresse, vous trouverez ici le Livret de ce semi-opéra.

Purcell est un des meilleurs représentants de la musique baroque, et reste considéré comme le plus grand des compositeurs anglais. (Haendel était certes génial, mais, d’origine allemande, il fut naturalisé britannique) ;-)

  • Havelock

    A noter que l’extrait ici postu00e9 est une interpru00e9tation du Deller Consort, devenu classique. On trouvera aussi une version Gardiner, fort agru00e9able et une version Niquet, le concert spirituel, qui a cette caractu00e9ristique d’u00eatre « baroque » dans son orchestration, ie, tru00e8s basu00e9 sur les cuivres, ce qui fait un effet tru00e8s bizarre.nnPurcell est ru00e9solument Jacobu00e9en et son oeuvre traduit tout u00e0 la fois les caractu00e9ristiques musicales et politiques de son u00e9poque : des piu00e8ces tru00e8s politiques, qu’il s’agissent d’Hymne ou de piu00e8ces lyrique : il compose, de fait, peu apru00e8s la fin de la guerre civile anglaise, connait, de son vivant, la peste et le grand incendie de Londre, la vente de Dunkerque pour couvrir les du00e9penses somptuaire de charles II etc.nnAutant dire que quand l’ami Purcell compose « My heart is inditing » ou Dido and Aenas (How happy the states, when monarchs unite) Il le pense un brin. C’est dans cette lignu00e9e qu’il faut lire le livret, un peu du00e9stabilisant de King Arthur. Loin de la lu00e9gende arthurienne, on assiste a des successions de scu00e8nes qui racontent presque autant l’histoire de l’Angleterre (Come, if you dare : the fainting saxons quit their ground) que les thu00e8mes en vogues u00e0 l’u00e9poque (le fameux aria du gu00e9nie du froid, ou How Blessed the shepherd, on aime bien les bergers u00e0 l’u00e9poque, ou, encore, Happy the Lovers, on aime toujours les amoureux). Il y aussi ru00e9currence des thu00e8mes mythologiques, genre les siru00e8nes, avec l’un des plus beau duo Baroque : Two daughters of this aged stream.nnCet extrait la est particuliu00e8rement symptomatique : il nous raconte les anglais de base, du00e9ju00e0 perfide, expliquant qu’il n’ont aucune raison de payer leur dime (For why should a blockhead have one in tenth ?) On termine bien sur toujours par une petite ode u00e0 l’angleterre :nWe’ll toss off our ale till we cannot stand;nAnd heigh for the honour of old England;nOld England, old England?nnPurcell est u00e0 la fois la quintessence de la musique estampillu00e9 « Grand siu00e8cle » aussi bien d’un point de vue musicale : il est le maitre absolu du style du Masque (semi opu00e9ra) et le pru00e9parateur de la technicitu00e9 vocale qui suivra, que d’un point de vue historique : un art au service du roi et de la cohu00e9sion nationale.

    • http://www.facebook.com/profile.php?id=599686267 Goffredo O’Zoo

      Merci beaucoup pour cet enrichissement!