WA Mozart – Concerto N°10 pour Deux Pianos – Rondo: Allegro

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Entre sa première composition à l’âge de 6 ans (pour les curieux, voir ici) et sa mort à l’âge de 35 ans, Mozart (1756-1791) a produit près de 900 oeuvres! Pour combien d’entre elles s’est-il approché de la perfection? A vous de juger!

Aujourd’hui, nous vous proposons un passage d’un concerto pour Deux Pianos, à la fois touchant et magistral.

Cette oeuvre en 3 mouvements a été écrite à l’âge de 23 ans pour s’amuser avec sa grande soeur Nannerl, alors que Wolfgang allait définitivement quitter la maison familiale de Salzburg (Autriche)  pour Vienne. Il faut s’imaginer le frère et la soeur se souriant et se répondant l’un à l’autre par pianos interposés, entourés de quelques camarades aux hautbois, violons, cors et bassons…

A l’écoute de ce morceau à la fois gai et dramatique, la scène suivante m’apparaît lorsque je ferme les yeux: un ciel bleu, calme et parsemé de quelques nuages surplombe une forêt qui foisonne d’une faune bondissante (0:01-0:31)… Soudain, deux oiseaux virevoltent (0:31-:2:21), s’élèvent, replongent, tantôt joueurs, tantôt chamailleurs. Leur batifolage se mêle à celui du reste des animaux jusqu’à que tous soient surpris par un gros nuage porté par une bourrasque (2:22-3:08 ). Ce changement de météo provoque une légère angoisse qui donne des frissons. Ensuite, la tension retombe petit à petit (3:08-3:27) et cède la place à l’harmonie de nouveau, désormais empreinte de davantage de gravité. Vers 5:20, la légèreté reprend ses droits et le concerto s’achève gaiement. Bon, c’est un peu cliché, ok…

Cette interprétation virtuose est due à Géza Anda et Clara Haskil.