lamusiqueclassique.com vous présente Dolce Suono

La Scala de MilanChers auditeurs/lecteurs,

Comme vous le savez, le principe de lamusiqueclassique.com est de faire découvrir la musique classique au plus grand nombre, de manière simple: une vidéo musicale, et quelques commentaires pour l’accompagner. Cela fait bientôt quatre ans que nous essayons tant bien que mal de faire vivre ce blog, et nous en avons été récompensés, le site ayant désormais une audience que nous n’espérions pas à son lancement!

Vous l’ignorez peut-être, mais les membres de l’équipe de rédaction prennent sur leur temps personnel, le soir après le travail, pour rédiger ces articles de manière totalement bénévole. Depuis quelques temps, nous nous posions la question de savoir comment nous pourrions mettre à profit le travail accompli. Nous pensons avoir trouvé la réponse… en vous mettant à contribution :-)

Vous l’avez probablement remarqué, de légers bandeaux publicitaires ont fait leur apparition sur le site. Ces publicités ont en effet vocation à générer un petit revenu, qui sera intégralement reversé à une bonne cause, a priori une association en lien avec la musique classique…

A cet effet, nous avons constitué une association, qui porte le nom de « Dolce Suono » (si cela n’évoque rien pour vous, cliquez ici!)

En consultant régulièrement le site et en en parlant autour de vous, vous participez donc à un projet de bienfaisance, tout en promouvant cet art magnifique qu’est la musique classique.

A demain, pour un nouvel article!

L’équipe de lamusiqueclassique.com
Henri, Thib, Stan, Geoffroy et Alex

Giaccomo Puccini – La Tosca est la Callas

PucciniPar Références Classiques – Audituri Te Salutant!

Dès le printemps de 1889, Puccini avait été envoûté par le drame de la Tosca, oeuvre de Victorien Sardou exécuté pour la première fois à la Porte Saint-Martin à Paris. « Je peux voir dans la Tosca » , écrivit-il à son éditeur Giulio Ricordi, « un opéra qui comblerait toutes mes espérances. »

Cependant, Ricordi n’avait pas pensé à Puccini pour Tosca, mais à Alberto Franchetti, compositeur qui avait obtenu un certain succès en Italie. On n’a jamais su vraiment pourquoi Ricordi laissa tomber Franchetti; on peut sans doute présumer que l’immense succès de Manon Lescaut l’avait convaincu que Puccini était l’homme qu’il lui fallait pour cette oeuvre.

Une conspiration fut montée pour expliquer à Franchetti pourquoi un opéra sur Tosca ne pouvait réussir. L’action avec les scènes de torture, les tentatives de viol, les meurtres et les exécutions étaient vraiment trop brutale. En outre Tosca se déroulait sur un arrière plan politico-historique – les républicains contre les royalistes, l’Autriche contre l’Italie, le général Bonaparte contre Mélas et ainsi de suite. Franchetti en fut convaincu. Il rendit ses droits sans difficulté.

Illica et Giacosa (auteurs du livret de l’opéra) n’urent pas pour tâche de donner une leçon d’histoire, mais de fournir à Puccini des phrases et des situations permettant de dégager ses belles créations. Sardou ne fit aucune difficulté. On a même dit qu’il trouvait ce livret supérieur sa propre pièce. Après la 1er exécution le 14 janvier 1900 à Rome, Tosca devint rapidement un immense succès dans le monde entier. Depuis, Tosca n’a cessé de produire l’envoûtement.

Il s’agit là assurément du plus grand enregistrement de Maria Callas en même temps que d’une des plus grandes réussites de l’histoire du disque lyrique! Victor de Sabata sait donner à cette musique toute sa puissance, jouant des entrelacs sonores, des vifs contrastes, de la vigueur rythmique, de tout ce qui fait la matière de cette oeuvre saisissante, qui se lance d’un seul trait avec une force nerveuse, une énergie rarement soulignée avec une telle acuité.

Bien sûr Di Stefano possède le timbre et le goût parfaits pour Mario, bien sûr Tito Gobbi est un Scarpia impressionnant de noirceur et de cynisme. Et puis bien sûr il y a la Callas, Callas souveraine, Callas déchirée et déchirante, Callas tigresse, la voix éclatante, avec une ressource de couleurs et d’accents proprement infinis… Callas en fait LA Tosca, l’unique.

Source : livret EMI et dictionnaire critique Alain Duault.

Note : retrouvez le minutage complet dans le descriptif de la vidéo.

Passages les plus célèbres :
« Dammi i colori… Recondita armonia » (5:24)
« Mario..Mario..Mario » (11:02)
« Tre sbirri » (38:32)
« Vissi d’arte » (1:09:04)
« Lo de’ sospiri » (1:22:26) – le passage du berger, les cloches des églises de Rome au lever du jour
« E lucevan le stelle » (1:31:05)

Changement de logo: à vous de choisir!

Chers lecteurs-auditeurs,

Vous l’avez sans doute remarqué, nous avons récemment procédé à un petit changement de design du site. Ne manque désormais plus que la cerise sur le gâteau : le nouveau logo du site ! Et pour arrêter notre choix, nous avons décidé de faire appel à vous…

Voici les deux logos que nous soumettons à votre vote. Les votes sont ouverts jusqu’à la fin du mois d’avril. Merci d’avance !

L’équipe de lamusiqueclassique.com

choix logos la musique classique

 

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Toccata et fugue de Bach à la guitare

Bonsoir à tous,

Vous vous en souvenez peut-être, nous avions pris l’habitude de vous présenter des articles « hors-jeu » un peu décalés le vendredi soir… Renouons-donc avec cette tradition aujourd’hui, avec cette interprétation à la guitare de la Toccata et fugue en ré mineur de Bach… Et saluons le travail de l’artiste!

Pour l’original, cliquez ici: Toccata et fugue en ré mineur de Bach

 

Johan-Sebastian Bach – Suite anglais N°3 – Gavotte

Jean-Sébastien BachDécouvrons ce soir la suite anglaise pour clavier N°3 (sur 6) de Bach, compositeur emblématique de la période baroque. Nous vous proposons d’en découvrir la gavotte. La gavotte? Il s’agit d’une des parties d’une suite, située vers la fin, entre la sarabande et la guigue… Dans le morceau du jour, on perçoit assez bien les différentes parties de la gavotte, qui s’ouvre sur un thème en mineur (plutôt triste), avant de décliner le même thème en majeur (plutôt joyeux), à 1:40, puis de revenir au thème mineur, à 2:30.

Place au célèbre pianiste croate Ivo Pogorelich!

Robert Schumann – Variations Abegg

Robert SchumannUn peu de piano ce soir, avec un morceau composé par un Robert Schumann âgé de 20 ans, et qui constitue son premier Opus publié.

Pourquoi Abegg? Deux explications: il s’agirait d’abord du nom de famille d’une jeune femme que fréquentait Robert à cette époque (avant de rencontrer Clara, l’amour de sa vie) ; il s’agirait ensuite d’une sorte d’acronyme musical, puisque les notes constituant le thème de la mélodie, la-si-mi-sol-sol, s’écrivent en notation allemande A-B-E-G-G. A ce petit jeu là, la 5ème de Beethoven se serait appelée GGGEFFFD…

Voici donc les très belles Variations sur le nom « Abegg » de Robert Schumann, interprétées par le célèbre pianiste chinois Lang Lang…

Frédéric Chopin – Les 21 nocturnes interprétés par Claudio Arrau

NocturnePar Références Classiques – Audituri Te Salutant!
L’atmosphère profondément intériorisée des Nocturnes, leur aspect de murmure tourné vers soi, à rebours de tout effet spectaculaire, est en fait ce qu’il y a de plus difficile à rendre. L’extrême pudeur et l’extrême poésie d’Arrau qui égrène chaque note, chaque arabesque, chaque inflexion du piano avec une retenue presque douloureuse donnent à ces Nocturnes quelque chose de poignant.Se remémorant, au creux d’une nuit qui pourrait être ultime, les tendresses qui l’ont effleuré, les drames qui l’on griffé, les rêveries qui l’ont bercé, Arrau, à travers Chopin, dialogue avec lui-même et l’on est presque gêné d’être présent.
Son piano, aux sonorités chaudes ou argentées, automnales ou apaisées, est comme un carnet intime sur lequel il note des secrets en se les fredonnant, avec une poignée de souffle qui vient embuer la vitre devant laquelle il veille. Au creux de cette nuit qu’on partage avec lui, c’est toute une vie qui passe en vingt et un poèmes envoûtants qui sont vingts et un chefs d’oeuvres recréés.
Note : La liste et le minutage des Nocturnes sont accessibles dans le descriptif de la vidéo.
Source : Le guide Alain Duault

Piotr Tchaikovski – Eugène Onéguine – Scène de la lettre

TchaikovskiRetour à la culture russe avec l’opéra Eugène Onéguine de Tchaikovski! Celui-ci est tiré du roman en vers du même nom d’Alexandre Pouchkine. L’histoire en est la suivante:

Tatiana, vivant dans une famille paysanne, tombe sous le charme d’Eugène Onéguine, un ami de Lenski, fiancé de sa soeur Olga, lorsqu’elle le voit pour la première fois. Tatiana écrit le soir même une lettre d’amour à Onéguine, qui lui répondra malheureusement qu’il n’est pas homme à tomber sous le charme de la première venue, et ne sent pas destiné au mariage…

Un peu plus tard, lors d’une fête donnée en l’honneur Onéguine s’amuse à flirter avec Olga, ce qui rend son ami Lenski fort jaloux,  à tel point que la querelle se termine par un duel, dans lequel Onéguine tue Lenski.

L’action reprend quelques années après. Onéguine est malheureux, il pleure son ami le plus cher, mort de sa main, et se réalise à quel point sa vie est vide de sens… C’est dans ce contexte qu’il va revoir Tatiana, désormais mariée. Il se rend alors enfin compte qu’il l’aime, et vient se jeter à ses pieds. C’est trop tard : Tatiana, en larmes, lui avoue qu’elle l’aime toujours, mais qu’elle restera fidèle à son mari… Il ne reste plus à Onéguine que ses yeux pour pleurer…

Place à la musique de Tchaikovski, et au célèbre air de la lettre, avec Renée Fleming dans le rôle de Tatiana. J’aime bien la manière dont les instruments à vent parviennent à traduire l’empressement et l’excitation de Tatiana écrivant cette lettre décisive…