Nous fêterons demain les 200 ans de la naissance du compositeur allemand Richard Wagner… Pour rendre hommage à ce maître de la musique romantique, nous avons choisi de vous présenter le prélude du 3° acte de Lohengrin (opéra dont l’ouverture nous avait permis de vous souhaiter la nouvelle année ). Laissez-vous donc emporter par l’héroïsme de ce morceau, sous la baguette du célèbre chef italien Arturo Toscanini! Et ayons une pensée pour les pauvres violonistes, qui doivent avoir les bras sciés après ce que leur demande Wagner…
La destruction de Sennarcherib de Moussorgski est inspirée d’un poème du même nom de Lord Byron (que vous pourrez retrouver ici), contant l’attaque de Jérusalem par le roi des assyriens, Sennarcherib. Mais cette attaque échouera, l’ange de l’Eternel frappant l’armée ennemie pendant la nuit, selon la Bible. C’est cet épisode qui est conté par Lord Byron, et mis en musique par Moussorgski… Et pour les anglophones, une des strophes du poème :
For the Angel of Death spread his wings on the blast,
And breathed in the face of the foe as he passed;
And the eyes of the sleepers waxed deadly and chill,
And their hearts but once heaved, and for ever grew still!
L’avantage d’avoir été un compositeur du XX° siècle par rapport aux compositeurs des siècles précédents, c’est d’avoir pu écrire de la musique pour le cinéma! Ainsi en fut-il de Chostakovitch, qui a beaucoup composé pour le grand écran. Voici une musique extraite de la « BO » du film soviétique « Le taon », inspiré d’une nouvelle du même nom, très populaire alors en URSS (et pour cause, il s’agit de la lutte d’un révolutionnaire italien) ; si cela vous intéresse, cette nouvelle a été écrite par l’écrivaine Ethel Lilian Voynich . Mais très peu de révolution dans cette musique, ou alors révolution du coeur et en douceur, puisqu’il s’agit d’une romance…
Retour à Peer Gynt ce soir, avec cette très belle et triste musique, correspondant à la mort d’Aase – Aase étant la mère de Peer Gynt. On pourrait proposer une interprétation comme suit : dans la première partie, la douleur, qui va crescendo, puis dans la seconde, la résignation… qui se termine finalement par une note d’espoir, inattendue…
Eh oui, qui l’eût cru ? Iil est bien possible de faire de la musique à l’aide de légumes frais! (et non, nous ne vous racontons pas de salades… celle-là, elle est faite…) C’est même là-dedans que se sont spécialisés les musiciens du Vienna Vegetable Orchestra, que vous allez pouvoir découvrir dans ce court reportage… Les musiciens font leur marché dans la journée, pour avoir des produits bien frais, et terminent le concert avec une bonne soupe, afin de ne pas gaspiller leurs instruments!
C’est le maître baroque que nous retrouvons ce soir, en compagnie d’un morceau qui vous est sans doute assez familier, puisqu’il est souvent associé à un cadre un peu « posh« , solennel, style château de Versailles… En tout cas c’est la première impression que j’en ai eue
Heureusement, le but de notre blog est non pas de nous attarder sur ce que la doxa a fait de ce morceau, mais plutôt sur les mille richesses que recèle le morceau en lui-même, afin d’être sensible à tout le génie de Bach! Ainsi, figurez que ce concerto est bâti de manière assez peu usuelle : le premier mouvement en lui-même est un Aria da capo, qui change plusieurs fois de tempo, avec de multiples reprises et répétitions… alors que nous vous avions surtout familiarisés avec des premiers mouvements écrits en forme sonate, lapidaires, énergiques… Le début est caractéristique de la ritournelle, une forme prisée à l’époque baroque, où tous les instruments commencent à jouer le thème en tutti. Et comme les modulations tonales étaient le dada des compositeurs baroques, ce thème est joué tour à tour en mode majeur puis en mode mineur… Apportant une grande richesse au morceau, qui saura vous surprendre par moments !
La vidéo ci-dessous offre un très bon rendu de ce premier mouvement. Bon, on vous l’accorde, la mise en scène est assez… étrange, quoique non dénuée d’une certaine beauté (ce lancinant pendule de Foucault qui va et vient au gré du mouvement de la musique…). Jetzt, place à la musique !
Raoul Koczalski (1884-1948) est un compositeur polonais peu connu. Enfant prodige, il a travaillé avec Karol Mikuli, l’assistant favori de Frédéric Chopin, dont Koczalski est devenu un grand spécialiste. Outre sa carrière de pianiste, il a également beaucoup composé. Voici une très belle « valse fantastique », dans laquelle on perçoit l’influence de Chopin… C’est le pianiste autrichien Ingolf Wunder qui officie ici, dans ce morceau extrait de son dernier cd intitulé « 300″.