Johann-Sebastian Bach – Partita N°2 – Chaconne, par Yehudi Menuhin

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

yehudi menuhin au violonNous fêterons demain les 100 ans de la naissance d’un très grand violoniste du XX° siècle : Yehudi Menuhin (1916-1999). Né à New-York, il a très vite démontré son talent et sa virtuosité, enregistrant son premier disque à 12 ans, début d’une longue et belle carrière…

Nous le retrouvons ici dans la chaconne qui conclut la partita N°2 pour violon seul de Bach, célèbre pour sa difficulté.

Antonio Vivaldi – La fida ninfa – alma oppressa

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

VivaldiAntonio Vivaldi est sans doute plus célèbres pour ses nombreux concertos que pour ses opéras, genre dans lequel il a pourtant été prolifique, en comptant près d’une cinquantaine à son actif. Nous vous proposons ce soir d’écouter Alma oppressa, un air tiré de La fida ninfa (La nymphe fidèle), interprété par la mezzo-soprano américaine Vivica Genaux, qui fait montre ici de toute sa virtuosité.

Wolfgang A. Mozart – Sonate pour piano et violon K. 304

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

Wolfgang Amadeus MozartUn peu de musique de chambre ce soir, avec cette sonate pour piano et violon Köchel 304 de Mozart, en mi mineur. Mozart l’a composée en 1778 lors d’un séjour à Paris, durant laquelle sa mère Anna Maria a trouvé la mort (ses obsèques ont eu lieu à l’église Saint-Eustache, et son corps fut inhumé dans l’un des cimetières attenants, désormais disparus), ce qui peut expliquer la tonalité triste de ce morceau. Celui-ci commence sur un unisson piano/violon, donnant un aspect énergique à la musique, avant de laisser place à une musique plus douce. Le duo soviétique Richter (piano) / Kagan (violon) est ici à l’oeuvre.

Jean-Sébastien Bach – Oratorio de Pâques – Sinfonia

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

Jean-Sébastien BachProfitons de ce week-end de Pâques pour continuer à explorer l’oeuvre sacrée de Bach. Après l’extrait de la Passion selon Saint Matthieu qu’il seyait d’écouter vendredi, voici maintenant un morceau plus joyeux, tiré de l’oratorio de Pâques (BWV 249), en l’occurence la Sinfonia, qui ouvre l’oeuvre. L’oratorio reprend le passage de l’Evangile selon Saint Jean où les apôtres Pierre et Jean courent au tombeau de Jésus, après que Marie-Madeleine leur a annoncé que celui-ci était vide.

Bon week-end à tous !

Jean-Sébastien Bach – Passion selon St Matthieu – Erbarme dich Mein Gott

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
reniement de Saint Pierre - tableau du Caravage
Le Caravage – Le reniement de Saint Pierre

Vendredi Saint oblige, nous vous proposons ce soir un extrait de la superbe passion selon Saint Matthieu de Bach, dont nous vous avions présenté l’ouverture.

Ce soir, le passage choisi correspond aux larmes pleines de remords de Pierre, se rendant compte qu’il a renié Jésus par trois fois, comme celui-ci le lui avait annoncé. Les paroles, et un semblant de traduction :

Erbarme dich, mein Gott, Aie Pitié mon Dieu
um meiner Zähren willen! Devant mes larmes!
Schaue hier, Herz und Auge Vois donc mon coeur et mes yeux
weint vor dir bitterlich. Qui pleurent amèrement devant toi.
Erbarme dich, mein Gott. Aie pitié, mon Dieu.

C’est le célèbre contretenor allemand Andreas Scholl qui interprète ici cet air.

Heitor Villa-Lobos – Bachianas Brasileiras nº 4 – Prelude

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

Villa Lobos

Une musique brésilienne empreinte de nostalgie ce soir, avec ce prélude de la quatrième des Bachanias Brasileiras d’Heitor Villa-Lobos, compositeur que nous vous avions présenté il y a quelques temps avec son prélude N°1.

C’est un célèbre pianiste brésilien qui officie ici, en la personne de Nelson Freire.

César Franck – Les Djinns

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

César FranckIssu de son recueil Les Orientales, Les Djinns est  l’un des poèmes les plus connus de Victor Hugo, et sa structure n’y est sans doute pas étrangère. Il est effectivement construit comme un crescendo-decrescendo, dont l’acmé coïncide avec le passage des Djinns, ces démons arabes, sur la maison où se trouvent le narrateur et son lecteur… Le poème commence et s’achève par des strophes dont les vers comptent deux syllabes, tandis que la strophe centrale est, elle, constitué de décasyllabes. Vous trouverez le poème après la vidéo.

César Franck, (1822-1890) contemporain d’Hugo (1802-1885), a tenté de reproduire en musique l’impression du passage des Djinns dans ce poème musical. On est instantanément plongé dans une atmosphère angoissante, et l’on sent la tension monter progressivement, jusqu’à la moitié du poème environ (5:15) pour finalement s’apaiser sur la deuxième moitié. On peut très bien se représenter le piano comme l’un des djinns menant la nuée…

Victor Hugo devait mourir deux mois après la création de cette oeuvre, et l’histoire ne dit pas s’il a pu entendre ce que vous proposons  d’écouter maintenant…

 

Murs, ville,
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise,
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C’est l’haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu’une flamme
Toujours suit !

La voix plus haute
Semble un grelot.
D’un nain qui saute
C’est le galop.
Il fuit, s’élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d’un flot.

La rumeur approche.
L’écho la redit.
C’est comme la cloche
D’un couvent maudit ;
Comme un bruit de foule,
Qui tonne et qui roule,
Et tantôt s’écroule,
Et tantôt grandit,

Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !… Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l’escalier profond.
Déjà s’éteint ma lampe,
Et l’ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu’au plafond.

C’est l’essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant !
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau, lourd et rapide,
Volant dans l’espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près ! – Tenons fermée
Cette salle, où nous les narguons.
Quel bruit dehors ! Hideuse armée
De vampires et de dragons !
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu’une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée
Tremble, à déraciner ses gonds !

Cris de l’enfer! voix qui hurle et qui pleure !
L’horrible essaim, poussé par l’aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s’abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l’on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu’il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !

Prophète ! si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J’irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs !
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d’étincelles,
Et qu’en vain l’ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !

Ils sont passés ! – Leur cohorte
S’envole, et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L’air est plein d’un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés !

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l’on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d’une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d’un vieux toit.

D’étranges syllabes
Nous viennent encor ;
Ainsi, des arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s’élève,
Et l’enfant qui rêve
Fait des rêves d’or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu’on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s’endort,
C’est la vague
Sur le bord ;
C’est la plainte,
Presque éteinte,
D’une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit…
J’écoute :
Tout fuit,
Tout passe
L’espace
Efface
Le bruit.