lamusiqueclassique.com vous présente Dolce Suono

La Scala de MilanChers auditeurs/lecteurs,

Comme vous le savez, le principe de lamusiqueclassique.com est de faire découvrir la musique classique au plus grand nombre, de manière simple: une vidéo musicale, et quelques commentaires pour l’accompagner. Cela fait bientôt quatre ans que nous essayons tant bien que mal de faire vivre ce blog, et nous en avons été récompensés, le site ayant désormais une audience que nous n’espérions pas à son lancement!

Vous l’ignorez peut-être, mais les membres de l’équipe de rédaction prennent sur leur temps personnel, le soir après le travail, pour rédiger ces articles de manière totalement bénévole. Depuis quelques temps, nous nous posions la question de savoir comment nous pourrions mettre à profit le travail accompli. Nous pensons avoir trouvé la réponse… en vous mettant à contribution :-)

Vous l’avez probablement remarqué, de légers bandeaux publicitaires ont fait leur apparition sur le site. Ces publicités ont en effet vocation à générer un petit revenu, qui sera intégralement reversé à une bonne cause, a priori une association en lien avec la musique classique…

A cet effet, nous avons constitué une association, qui porte le nom de « Dolce Suono » (si cela n’évoque rien pour vous, cliquez ici!)

En consultant régulièrement le site et en en parlant autour de vous, vous participez donc à un projet de bienfaisance, tout en promouvant cet art magnifique qu’est la musique classique.

A demain, pour un nouvel article!

L’équipe de lamusiqueclassique.com
Henri, Thib, Stan, Geoffroy et Alex

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Domenico Scarlatti – Sonate L 21

Domenico ScarlattiUn peu de musique baroque ce soir, avec Domenico Scarlatti et sa sonate L21 (K162). Alternance de passages délicats et animés, tristes et joyeux, il nous en fait écouter de toutes les couleurs, si vous me passez la synesthésie… C’est Vladimir Horowitz qui est ici à l’animation… Bonne écoute!





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Antonin Dvorak – Symphonie N°9 « Du Nouveau Monde » – 1. Adagio – Allegro Molto

Antonin Dvorak, célèbre compositeur tchèqueLorsqu’on dit « neuvième Symphonie », on pense généralement immédiatement à l’oeuvre prodigieuse de Beethoven. C’est un peu injuste pour ce pauvre Antonín Dvořák qui n’a quand même pas démérité avec sa 9° symphonie, dite du Nouveau Monde. Vous vous souvenez, nous vous l’avions déjà présentée, notamment par son sublime 4° mouvement.

Aujourd’hui, écoutons le premier mouvement. L’introduction est douce, mystérieuse: c’est la découverte timide. Puis, au bout d’une minute, un thème brutal nous réveille et nous fait entrer dans l’aventure. S’ensuit une montée par les cordes et les vents qui aboutit au thème principal du mouvement, vers 2’09.

Je m’avance peut-être un peu, mais il me semble que Dvorak donne ici du crédit à la thèse que l’impressionnisme fut également un courant musical (et non seulement pictural). Le génie tchèque alterne les mélodies plus expressives les unes que les autres. Il suffit de fermer les yeux pour entrer dans des scènes de plaines amérindiennes et de vallées du far-west!

Montez le volume à fond! onne soirée à toutes et tous!

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Ludwig Van Beethoven – Missa Solemnis (en intégralité)

BeethovenPar Références Classiques – Audituri Te Salutant!

Otto KLEMPERER interprète la Grandiose MISSA SOLEMNIS de Ludwig Van BEETHOVEN (1770-1827) La Missa Solemnis. En juin 1818, l’archiduc Rodolphe, frère de l’Empereur François II, était élevé au rang d’archevêque d’Olmütz. Ce fidèle entre les fidèles (il conserva Beethoven comme professeur de piano quinze ans durant) demanda aussitôt à son mentor une musique pour cette occasion importante. Beethoven accepta l’entreprise avec enthousiasme (« Ce sera le plus beau jour de ma vie ») et songea lui-même à une messe pour l’intronisation qui devait intervenir le 9 mars 1820.Se mettant avec ardeur au travail, Beethoven remit la messe à son illustre commanditaire…en 1823, après cinq années de dur labeur. Le maître avait-il sous-estimé l’ampleur de la tâche ou, à l’inverse, ne s’en était-il que trop rendu compte? En effet, s’il fut en partie retardé par des préoccupations domestiques, il semble que la partition ait pris une ampleur qu’il n’avait guère prévue au départ, de par la nature même du texte canonique. Car le texte était le fondement absolu de l’ouvrage.

Le « grand Moghol » qui entendait mener très tôt sa légendaire « révolution expressive », figurait parmi les censeurs estimant la musique sacrée de son temps trop influencée par l’opéra italien, proclamant qu’elle avait tout intérêt à se tourner vers les maîtres anciens et leur manière contrapuntique. Il pense en premier au plain-chant (« Pour écrire de la vraie musique d’église, parcourir tous les chorals d’église des moines »). Mais bientôt les modèles haendéliens lui paraîtront plus en accord avec ses conceptions personnelles. Il relit attentivement le Messie dont il recopie même des thèmes au milieu de ses esquisses.La messe s’érige peu à peu en un monument cyclopéen dépassant largement tout cadre liturgique, le compositeur affirmant franchement qu’elle pouvait parfaitement être donnée hors du cadre ecclésiastique.

L’impact de la Missa Solemnis repose très largement sur l’extraordinaire enchaînement de cellules rythmico-mélodiques relativement brèves et opiniâtrement transformées, ainsi qu’une palette dynamique d’une variété et d’une précision frappantes. C’est sans doute la juxtaposition entre éléments archaïques et modernité, et la tension qui en résulte qui font tout le prix de cette oeuvre. « C’est l’oeuvre la plus grande que j’ai composée jusqu’ici » s’exclama Beethoven. Il faut bien constater que, deux siècles après, aucune partition postérieure ne peut prétendre à une telle hauteur de vue.Klemperer unifie l’ouvrage vers une majesté sévère hiératique. Les tempos sont très larges; la prise de son favorise les choeurs et les détails instrumentaux apparaissent avec suffisamment d’évidence (saluons le premier violon de l’orchestre pour sa prestation durant le Sanctus). Le quatuor vocal réunit légèreté et rudesse. Les phases fuguées du Crédo, du Gloria, le scherzo instrumental de l’Agnus éclatent  triomphalement, projetant force et rigueur sur l’ensemble de la partition. Le grand Wilhelm Furtwängler n’avouait-il pas ses hésitation devant une oeuvre qu’il jugeait « trop grande pour être dirigée par un être humain » ? Otto Klemperer attendra la fin de sa vie pour relever un défi comparable à l’ascension de l’Everest inscrivant dans le marbre « La version de référence ».

Source : livret EMI rédigé par Philippe Andriot. Yutha Tep de Cadences. Dictionnaire des disques et des compacts Diapason.

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Johann Sebastian Bach – Prélude et fugue en do majeur BWV 846

TBachrès grand hit de la musique classique aujourd’hui, tous les apprentis pianistes sont passés par ce morceau – ou au moins le célèbre prélude! Nous vous avions présenté il y a longtemps l’Ave Maria de Gounod, qui reposait sur le prélude

C’est le pianiste autrichien Friedrich Gulda (1930-2000) qui interprète ici le prélude et la fugue en do majeur, issus du premier livre du Clavier bien tempéré de Bach.

Bonne écoute!

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Les Quatre Saisons – recomposées par Max Richter – L’été, 1er mouvement

Lorsqu’on évoque Vivaldi, ce sont souvent les Quatre Saisons qui viennent à l’esprit. Ces superbes concerti pour violons, composés aux alentours de 1720, sont aujourd’hui tellement connus qu’ils sont souvent considérés soit comme des emblèmes de la musique dite « classique », soit comme des morceaux rabâchés aux oreilles de ceux qui leur préfèrent des oeuvres sacrées comme le sublime Gloria par exemple.
Quoi qu’il en soit, ces oeuvres marquantes en ont inspirées plus d’un, dont le compositeur anglais d’origine allemande Max Richter. Ce compositeur contemporain né en 1966, connu notamment pour ses musiques de films, a suivi une formation classique tout en étant influencé par la musique punk et électronique. En octobre 2012, le Britten Sinfonia à Londres joue la première de sa Recomposition des Quatre Saisons. Le compositeur reconnaît s’être affranchi de 75% de la musique de Vivaldi, mais on retrouve tout de même constamment l’empreinte du prêtre roux dans chacun des mouvements.

L’écoute de l’oeuvre intégrale est recommandée (l’originale comme la recomposition, les deux ayant été enregistrées et publiées par Deutsche Grammophon :) ). Mais pour vous donner un aperçu, voici un extrait de la recomposition: le 1er mouvement de l’Eté. Le début du mouvement a été peu retravaillé mais Richter prend plus de liberté pendant le développement. Le violoniste Daniel Hope nous offre une belle interprétation, d’autant plus remarquable qu’il est habitué à jouer le concerto original et qu’il lui a donc fallu réapprendre et savoir jongler entre les deux… on vous laisse imaginer la gymnastique mentale et le doigté qu’il faut pour y parvenir.
Cette oeuvre me semble être l’aboutissement et l’expression d’une grande liberté musicale, qui allie humilité et ambition pour un résultat étonnant peut-être mais qui ne devrait pas vous laisser indifférent. En tous cas, Max Richter avoue lui-même que son souhait était de retomber amoureux de l’oeuvre originale, et qu’il y est parvenu… Bonne écoute !

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Giovanni Battista Pergolesi – Stabat Mater – Quando Corpus Morietur & Amen

Stabat MaterChers auditeurs/lecteurs, l’oeuvre d’aujourd’hui fut rapidement considérée comme un sommet de l’époque baroque. Mais son créateur, le jeune Pergolèse, n’en profita jamais car il mourut deux mois après l’avoir composée dans un monastère, à 26 ans, atteint d’une méchante tuberculose.

Il y a presque 4 ans, nous vous avions présenté l’introduction de ce même Stabat Mater, intitulée Stabat Mater Dolorosa. Pour rappel, cette oeuvre liturgique évoque Marie, mère de Jésus, souffrant au pied de la croix de son fils.

Aujourd’hui, c’est la conclusion que nous vous proposons. Afin d’apprécier davantage le sens derrière le son, je vous mets les paroles sous la vidéo.

Cette musique est l’une de mes préférées dans le registre de la musique sacrée. Je trouve le final, avec tous les « Amen » qui s’enchevêtrent, particulièrement éblouissant.

Quando corpus morietur (A l’heure où mon corps va mourir)

Fac ut animae donetur (A mon âme, fais obtenir)

Paradisi gloria (la gloire du paradis).

Amen, Amen….. Amen!

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Sergueï Rachmaninov – Concerto pour piano N°3 – 3ème mouvement

Sergei RachmaninovCela fait plus de 3 ans que nous avions présenté le 3° concerto pour piano de rachmaninov, via son 1er mouvement aussi connu que tourmenté. Ce concerto, communément appelé « Rach 3″ par les anglo-saxons, est une des oeuvres phares du génie russe.

Ce morceau est réputé pour être l’un des plus difficiles du monde. Une oeuvre qu’il est presque impossible de rejouer pour un « Bis ».  L’interprétation suivante du 3° mouvement, par Arcadi Volodos, concertiste russe de 43 ans, devrait vous permettre de comprendre cette réputation.  Les notes pleuvent de tous les côtés, tant et si bien qu’on en est presque essouflé, rien qu’à écouter!

Le sens de la mélodie touchante de Chopin, la furie créatrice de Beethoven, la virtuosité de Liszt…

Et si c’était cela, la marque du génie: offrir une oeuvre si riche qu’on est contraint à l’effort pour l’accueillir pleinement…

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